Le nu est la sincérité du corps.  

Le nu artistique, académique ou alors abstrait fait parti d’un art auquel je me suis intéressée. Ce thème a toujours existé par ses représentations sur les parois peintes des grottes, aux nus masculins très en vogue dans l’antiquité grecque.

Dès le début de la photographie, le corps féminin fut une source d’inspiration d’un bon nombre d’artistes. Ces images étaient soigneusement gardées par leurs créateurs, ou alors échangées  » sous le manteau  » par crainte de censure.

Dans cette série, l’anonymat des corps sera le fil conducteur pour garder à l’esprit ce sentiment de censure auquel les photographes étaient contraints à l’époque.

Au travers ces clichés en noir et blanc, nous pourrons voir une évolution certaine de l’esthétisme; des formes et des courbes de l’humain grâce à l’éclairage et aux postures choisis.

 

Petite expo de ma copine photographe Charleen : A corps perdus. (La suite dimanche prochain, histoire de vous faire languir un peu plus)

 

ACPC1

Aveuglé par la lumière soudaine des spots,

Il ne nous regarde plus.

De dos, il se camoufle,

Tente la volte-face.

Seule sa colonne, sa ligne de vie, reste son axe.

 

L’homme disparaît, sans identité fixe.

 

 

ACPH1

La lumière, son amie fidèle.

Son corps en miroir, écrin de ses maux,

Son corps, ses épaules,

Ses formes, son grain de peau.

 

Ses mains jointes comme une prière,

Sa croyance, une offrande, le mystère.

 

L'homme disparaît, sans identité fixe.

 

ACPH2

Et cette lumière douce, ensorcelante

Ce bras volontaire, ce besoin d’existence. 

 Sa vie s’égare.

Sa tête, son torse, son ventre de mâle,

Ses doigts s’enfoncent dans le noir abyssal.

Et toujours, cette empreinte, cette cicatrice

 

Mais l’homme disparaît, sans identité fixe.

 

@ crédit photo by Charlenn Photography