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Comment vous dire : lire les mots de La Marquise de Merteuil, c'est vous promenez dans le parc du Chateau de Chenonceau (le bien aimé Chateau des Dames de la Cour). C'est entrer dans un salon littéraire et entendre la même Marquise vous raconter les derniers mots à la mode ou les dernières épopées galantes du Marquis de Sade, les écrits des Sieurs des Lumières, les dernières conquêtes au Palais.

La dite Dame Merteuil a une galante plume, une noblesse d'encre qui sous ses airs de grande Marquise, se répand en grand coeur.
La bourgeoisie n'est pas pour elle. Elle distribue, partage ses atouts littéraires comme elle donne les sourires, les mains, les mots qui réchauffent, font rire, sourire ou pleurer.
Avec La Marquise de Merteuil, les émotions sont toutes en douceurs et en galantes amitiés.

Marquise, je peux vous le dire, sous votre mouche, se cache un coeur que même Napoléon (ni Abba d'ailleurs) n'a su conquérir à Waterloo. Vous êtes une merveille, une Dame oui... une diablotine merveilleuse !
La Belgique a conquis mon coeur par votre intermédiaire. Je m'incline à vos doux mots, votre belle poésie, votre salon galant. Et sachez, chère Marquise, que votre plume est délicieuse, oui je le maintiens : délicieuse. Merci pour ces quelques mots que vous glissez dans mon blog. Bel été, chère Marquise.

Merci pour cet incipit de "Tremblée" d'Anne van Maele. Ce texte un peu inclassable, difficile à présenter, est emprunt d'une certaine poésie où on se laisse porter par les flots. Il exige comme d'autre texte publié dans la collection "Soirs en poche", une certaine attention du lecteur.

Avec ce texte, vous nous invitez aussi à découvrir Murmure des soirs (http://murmuredessoirs.com), une maison d'édition belge que j'aime beaucoup, notamment pour cette collection Soirs en poche (http://murmuredessoirs.com/soirs_poche.htm). 

 

" Elle disait les barrages de sable construits, les flots d'eau retenus. Les abris pour deux, pour l'enfant qui erre, pour celui que j'enfanterai peut-être. Il disait de ne pas se perdre, de prendre force et chaleur, là, dans le corps, il revenait toujours. Il faudra un jour que tu viennes.

Elle n'avait pas peur. Plus savoir, disait-elle. Plus savoir où aller ni comment. Plus d'inquiétude non plus. Plus bouger. Elle ne demandait pas qu'il reste. Jamais.

Le ciel à marée basse. Partir. Les eaux salées, celles qui inondent les champs, empêchent l'herbe de monter, viendraient, plus tard. La terre craquelée, pâle, une poussière levée."

 

Retrouvez ce billet chez le blog de la Marquise de Mertueil : http://monsalonlitteraire.blogspot.be/2014/04/tremblee-anne-van-maele.html

Et le formidable mois belge qui m'a donnée envie d'explorer au delà de l'Escaut : http://monsalonlitteraire.blogspot.be/2014/05/le-mois-belge-recapitulatif.html