Solitude_Couverture4

« Un écrivain en arrivera toujours à parler de l’avantage que la solitude lui procure. J’aime être seul jusque dans la foule, oui, seul, parmi les autres, alors que pour beaucoup il s’agirait là de la pire des choses. Dans le flot, la cohue même, rien ne distingue ou presque et je peux devenir très étrange en moi, jusqu’à être libre, si ça me chante, de ne plus me ressembler. Combien de scènes, de personnages, de dialogues ai-je construits, tramés, marchant dans la ville, patientant dans une gare ou un aéroport ! Mes congénères m’inspirent, certainement, et il faut croire que j’ai besoin aussi de continuer à m’accrocher au réel, un temps au moins. C’est ce temps exaltant où l’esprit bouillonne, où tout s‘écrit vivement à l’intérieur de soi, au risque que certaines idées, que l’on estime originales, se perdent en chemin. »

 

25 pages exactement.
25 pages où le silence et la solitude sont roi et reine.
25 pages où les êtres chers nous côtoient sur notre chemin et cela quelque soit leur destinée, leur fin.
25 pages où les ombres projettent la lumière de vie, le silence du cœur, la solitude de la nature.
25 pages qui révèlent le chant du monde, le bruit de la plume qui crissent avec douleur puis bonheur sur le papier, les visages qui nous entourent,  les instants précieux.
25 pages d’une extrême délicatesse, d’une pudeur, d’un autoportrait douloureux, bouleversant, d’une sensibilité, d’une fragilité et d’une vérité à fleur de peau, de mots.
25 pages d’économie de mots, de gestes, d’amour.
25 pages où tout est dit.
25 pages et pas une de plus.

 

" Le message tient dans la densité du silence. "

 

Quelques pas de solitude de Pascal Dessaint est un récit, une introspection. Ce sont ces pas que nous faisons les uns après les autres, silencieusement, doucement. Ce sont ces instants où notre regard croise le vol d’un oiseau, une tortue qui s’égare sur une route, un insecte qui semble entamer une parade amoureuse au dessus d’un pistil gorgé de suc appétissant. C’est gravir le sommet d’une montagne, s’enfoncer dans les sentiers forestiers, entendre rouler une pierre sous nos pieds, écouter le bruit du vent dans l’herbe, scruter le ciel et ses nuages.
Et s’apercevoir qu’au retour de ces instants où l’on a côtoyé le présent, nous ne savons rien mais nous sommes riches. Riches de ce moment.  

Quelques mots dans le silence, quelques pas de solitude et laisser faire le temps, laisser monter la puissance de ces mots en soi. Doucement, tendrement : vivre.

"Le plaisir que j'en retire est parfaitement égoïste. Il ne restera que des images dans ma tête. je mets la clé dans le contact et je pense que je suis souvent seul lorsque je fais une observation qui restera parmi les plus belles, et que ce serait dommage s'il en allait autrement."

 

 

 Merci Charlotte.

A retrouver http://www.lacontreallee.com/catalogue/les-peripheries/quelques-pas-de-solitude