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crédit photo - sabine faulmeyer

 

Quiconque aspire à quelque liberté de penser, doit se priver pour un long temps du droit de se sentir autre chose qu’un errant sur la terre. Je ne dis pas un voyageur, car l’homme qui voyage se propose un but final. Or un tel but n’existe pas.

L’errant doit bien observer, tenir ses yeux bien ouverts sur le train du monde ; il doit donc interdire à son cœur toute attache un peu forte aux choses particulières, et toujours maintenir en lui cette humeur de vagabond, qu’amuse tout ce qui change et passe.

 

Petit cours de philo. Pour Nietzsche, l'homme est malade de la vie qu'il s'impose, il est malade de sa propre culture, car celle-ci tue en lui la vie au lieu de l'y cultiver et de la faire croitre. D'où la théorie qu'il développe autour du chameau (endure les pires épreuves, en se chargeant de fardeaux), le lion (s'affranchit du devoir) et l'enfant (qui élabore de nouvelles valeurs).

 

" Chaque homme cache en lui un enfant qui veut jouer "

 

Friedrich Nietzsche
Le voyageur et son ombre
Ainsi parlait Zarathoustra
Le blog du petit carré jaune
Dimanche en poésie

  

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