31 juillet 2015

"Ceux qui me restent" Damien MARIE Laurent BONNEAU

«  Merci, j’ai bien compris qu’on ne guérit pas d’Alzheimer !Nous faisons ce que nous pouvons pour…Pour quoi hein ? POUR QUOI ?! Pour empêcher une fin inéluctable ? Pour retarder son isolement dans ses putains de vieux souvenirs à la con ?!Non, aucune thérapie ne ralentit l’évolution de la maladie mais elles améliorent les conditions de vie du patient. »   Cette bande dessinée me hantait depuis un bout de temps mais je n’osais m’en saisir. A chaque vision de cette couverture jaunie aux... [Lire la suite]

29 juillet 2015

"Nouaison" Silvia Härri

« Mardi 11h30. Ainsi est-il écrit dans l’agenda du médecin.Tu ne discuteras pas.Le lit roule dans le couloir, puis basculement de ce corps alourdi (le tien ?) du matelas au brancard. Du brancard ensuite à cette trappe horizontale qu’il faudra traverser (avec, au bout, quel espoir ?), avant que  les néons ne te trouent le regard.Etendue, à nouveau, sur une table, des spots pleins ces yeux qui clignent avec force, maintenant, sous tant de lumière, lumière si crue qu’elle pourrait blesser, griffer la chair ou... [Lire la suite]
25 juillet 2015

"Laissez-moi" Marcelle Sauvageot

« Une légende japonaise, je crois, prétend qu’à la naissance la lune attache par un ruban rouge le pied d’un futur homme au pied d’une future femme. Pendant la vie le ruban est invisible, mais les deux êtres se cherchent et, s’ils se trouvent, le bonheur pour eux est sur terre. Il en est qui ne se trouvent pas ; alors leur vie est inquiète et ils meurent triste : pour eux le bonheur commencera seulement dans l’autre monde : ils verront à qui le ruban rouge les attache. Je ne sais qui je trouverai en ce monde le... [Lire la suite]
13 juillet 2015

"Traversée " Marie Hélène Lafon

« Le pays premier peut-être une prison, il peut être un royaume suffisant, une source vive, un trésor. Je ne sais pas bien où passe la frontière entre la chance et le risque, le partir et le rester, l’attachement et l’arrachement ; je cherche à tâtons et suis des chemins ombreux ou troués de lumière qui s’enfoncent dans la terre des origines et partent dans le monde. Je sais seulement que la regardeuse d’enfance est devenue une travailleuse du verbe, assise à l’établi pour tout donner à voir en noir et blanc sur la page... [Lire la suite]