C’est parti pour cette troisième partie. L’été. Le temps des cerises, le temps du soleil, de la chaleur qui repose les corps, des vacances qui se profilent. Ce troisième trimestre comme un petit plus où les pauses s’éternisent. Le temps des amours, de l’amitié, des apéro et des petites pépites que l’on prend le temps de découvrir.
Un été où une boule de poils a envahi la maison. Le temps d’un somme régénérateur, cette petite lumière (Mitsumi en Japonais) a filé à la vitesse du son. Une tornade d’énergie, des calinades à profusion, des kilos de viandes avalés !
Un été et une petite pause, temps de pose, temps de développer, de laisser la lumière et la sensibilité se fixer sur la pellicule, dans l’atelier photo. Une Amegraphique estivale comme une carte blanche, un clin d’œil à votre présence, un remerciement sincère et chaleureux d’être là. De cette envie de douceur est née la chaleur, le partage, la beauté d’un moment de grâce. Merci. Sans vous cela n’aurait jamais été possible.
Un été particulièrement épuisant aussi. Un été où la fatigue du corps s’est fait entendre. Un été où les pieds, les balades,  l’appareil à images et le carnet se sont révélés apaisants. Un été où les siestes ont été plus que nécessaire.

Un été en somme.

Alors lorsque je suis fatiguée, il n’y a qu’un mot qui me fasse rêver : poésie. Et je fus particulièrement vernie (n’est ce pas Frédérique Germanaud) (Merci Silvia Härri) (et mon coup de cœur de cet année : courir après les ombres de Sigolène VINSON)
Et puis un été festif, festival, salon, un été voyage, un été suisse, Léman. Un été où j’ai enfin rencontré celle qui au fil du blog et devenu une écrivaine incontestée, une écrivaine à la petite voix mais au grand cœur (Ma Mélanie Richoz). Un été à Morges sur ses quais, un été Maison Eclose bien éclose. Un été nancéen sur sa place, une Lorraine chère à mon cœur.

  

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MA BIB A BULLES :  

Le chat du kimono, Nancy Pena : «  Dans l’ile de Kysuku, juste au pied du mont d’osa, s’étendait une grande filature de soie. Son propriétaire avait une fille qui était très belle. Il faisait tisser pour elle les plus beaux kimonos de toute la province. Mais celui qu’elle préférait était le premier qu’il lui avait offert : le kimono des chats… »
Ceux qui restent – Damien MARIE et Laurent BONNEAU : COUP DE CŒUR «  J’ai passé ma vie à le fuir… Et me voilà aujourd’hui incapable de passer une semaine sans lui rendre visite. C’est logique ça ? C’est quand même ton père … Non. ça fait longtemps qu’il n’est plus ça… si jamais il a été père un jour…
Moby Dick – Christophe CHABOUTE : « La baleine ! La baleine !! Que devint la baleine blanche ? »
La vengeance du conte de Skarbek – SENTE et ROSINSKI : « personne n’a le pouvoir de refaire le passé, Magdalène. Seul l’avenir reste à construire. Mais pour cela, je dois d’abord me rendre justice. »
Le combat ordinaire – Manu LARCENET : « si vous changer de vie, vous devrez être plus attentif à tout ce qui vous entoure parce que, comme pour un enfant, votre survie en dépendra. »
Paul a un travail d’été – Michel RABAGLIANI : Mon amour de PAUL ! « Je voudrais te faire un cadeau Paul. Etends-toi sur le dos avec moi… C’est un cadeau que tu ne peux pas prendre dans tes mains et qui est très loin d’ici ! Mais il est très durable. Regarde bien la grande Ourse… Juste au dessus de la deuxième étoile à partir e la gauche, collée, collée dessus, il y a une mini étoile que personne ne remarque… Be, c’est celle-là que je te donne, parce qu’elle est toujours visible mais personne ne s’en occupe. Y aura juste nous deux qui la verrons, tu comprends ? Comme ça, quand je le verrai, je penserai à to. Et toi, tu penseras à moi. On sera les seuls sur Terre à la regarder. »

 

LA BIB DU PETIT CARRE JAUNE : Mitsumi, petite lumière

 

Ma bib à lire
L’épuisement, Christian Bobin : l’écriture c’est le cœur qui éclate en silence. […] L’écriture, par le rythme d’une voix, le mouvement d’une phrase, calme la conscience ordinaire et réveille une conscience de dessous, plus fine, à vif.
Traversée – Marie Hélène LAFON : « Si j’osais, si j’osais vraiment, si j’avais moins de peur et davantage de force, on ne passerait pas par les histoires, le roman, la nouvelle, on n’aurait pas besoin de ces détours et méandres charnus, on ne raconterait rien et le blanc monterait sur la page jusqu’à la noyer de silence. »
Laissez-moi, Marcelle SAUVAGEON : « Je veux bien perdre la tête, mais je veux saisir le moment où je perds la tête et pousser la connaissance au plus loin de la conscience qui abdique. Il ne faut pas être absent de son bonheur. »
Nouaison – Silvia HARRI : COUP DE CŒUR ! «  Etendue, à nouveau, sur une table, des spots pleins ces yeux qui clignent avec force, maintenant, sous tant de lumière si crue qu’elle ne pourrait blesser, griffer la chair ou mordre. »
Au dehors – Angela LUGRIN : « Il y a dans l’acte délictueux, quelque chose d’irréductible, quelque chose qui ne renonce pas à l’expérience du plein, de la jouissance. Au fond des détenus du pôle scolaire, il y a un espoir qui n’a pas été domestiqué, qui n’a pas été relativisé. L’entièreté des espoirs de l’enfance. »
Instruction au cuisinier zen –DOGEN « Le zen, c’est simplement s’asseoir, sans penser, en oubliant le corps et l’esprit. Abandonnez corps et esprit et installez-vous en plein bouddhisme en pratiquant avec les autres, sans à-priori, et alors vous atteindrez immédiatement la voie. »
Quatre-vingt dix motifs – Frédérique GERMANAUD : COUP DE CŒUR ! « On veut souvent une chose et son contraire. Accélérer le cours du temps pour être à demain et désespérer qu’il passe si vite. C’est l’une des tensions qui me fondent. Retenir et laisser filer. Pareil dans l’écriture, tout en forces opposées. »
Courir après les ombres – Sigolène VINSON : Et encore un COUP DE CŒUR !! Lettre à Sigolène VINSON. « Paul se tait. Ça ne sert à rien de dire à quelqu’un qu’on l’a attendu toute la nuit parce ce que ce n’est jamais tout à fait vrai. On reste éveillé pour bien d’autres raisons, pour toutes les questions sans réponse que la nuit fait surgir. »
J’ai tué Papa - Mélanie RICHOZ : « J’aimerai pouvoir faire comme elle, m’arrêter, stopper cette anxiété qui me donne le vertige où que je sois, quoi que je fasse. Tout le temps. »
Les milles veuves – Damien MURITH : « Elle est vague qui chargent, elle est rocher qui tranchent, elle est marée haute qui mouche dans le sable les larmes des milles veuves, elle est le grand large où un oiseau en sueur fuit la course noire des nuages, elle est vent, glace et furie, elle est la morsure cuisante de sel, le cri des hommes trempés , gelés, clous de la chair plantés dans le bois épuisé des bateaux, et quand la brume avec sa langue de dentelles lèche les falaises nues, la voici jalouse, elle gifle, griffe et crache des algues flasques comme les cheveux verts des marins engloutis, elle est la mer, hurlante, écrasante, sa bouche immense est enflée d’écume blanche, et la mort, comme un cosaque, la talonne. » COUP DE CŒUR énorme pour ce nouveau Damien MURITH
Le petit livre des gros câlins – Kathleen KEATING « Quand la technologie dresse entre nous des barrières, un câlin les flanque par terre. De plus faire un câlin empêche de faire la guerre. Et même si le conflit a déjà commencé, ça ne coûte rien d’essayer »
Elle danse dans le noir – René FREGNI « Toute l’énergie est dans la terre, disait-elle, et nous ne la touchons plus, nous ne respirons plus. Redresse toi, mon enfant, remplis tes poumons, toute la force du monde est là et on ne le sait pas. »
Ce sont des choses qui arrivent – Pauline DREYFUS «Il y a un temps pour toute chose sous le ciel, un temps pour enfanter et un temps pour mourir, un temps pour planter et un temps pour arracher le plant, un temps pour pleurer et un temps pour rire, un temps pour se lamenter et un temps pour danser, un temps pour garder le silence et un temps pour parler, un temps pour la guerre et un temps pour la paix. »
Ligne 12 – Emmanuelle PAGANO, Marion FAYOLLE « Ma pratique du voyage était une forme d’art, j’étais obsédé par la disparition, l’échec et la chute. Mais la noyade ne ressemble pas à mes idéaux. Elle est banale et laide. Je l’ai attendue dans la mer, dont je voyais les bleus se dégrader, en pensant que j’aurais mieux fait de m’en tenir à la peinture. »
Achille – Marie RICHEUX « Ton nom est une armée, mille soldat contenus dans ton nom, mille armures contenues dans ton nom, mille chars, dix mille chevaux, écoute comme ton nom fait du bruit. C’est charmée par cela que ma porte c’est ouverte. J’aurais dû mieux entendre. »
Neige – Maxime FERMINE « Il y a deux sortes de gens qui vivent, jouent et meurent. Et il y a ceux qui ne font jamais rien d’autre que se tenir en équilibre sur l’arête de la vie. Il y a les acteurs. Et il y a les funambules. »

 

AMEGRAPHIQUES : carte blanche

 

MA BIB A JEUNES :
Hiroshima, deux cerisiers et un poisson lune – Alain SERRES, ZAU « Yoko glisse le cadeau emballé dans un sac en tissu, le dépose dans un sac en papier puis dans son sac à dos. Elle aime bien respecter ses petites coutumes personnelles… »
L’arbragan – Jacques GOLDSTYN « La plupart des gens que je connais font des choses ensemble… Toujours ensemble.  […] Moi je suis ce qu’on appelle un solitaire. Je fais les choses tout seul. Et n’allez pas croire que ça m’embête. Bien au contraire. »

 

MA BIB  A MOTS – SATURDAY READ FEVER :

Et au milieu coule une rivière , le fil - Sophie LEMP, Nouaison – Silvia HARRIS, Courir après les ombres – Sigolène VINSON

  

Rétrospective 3ème trimestre 2015
Le blog du petit carré jaune

 

Madeleine Peyroux - Don t Wait Too Long