Ce week-end a lieu à Châteauroux (trou paumé et  préfectoral du Centre de la France, ville de football, de Michel Denisot, ancienne base militaire américaine, la seule ville, archétype de la ville de province d’un temps révolu) le plus sympa, chouette, extraordinaire salon du livre (ou devrais je dire salon du Ivre), L’ENVOLEE DES LIVRES, cuvée Couvent Cordeliers 2016 (Merci Myriam Thibault pour la coquille lue qui finalement n’est que pure vérité).  

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Donc à Châteauroux a lieu, comme tous les ans à cette période de l‘année, cette fabuleuse et monstrueuse envolée littéraire, la colo de vacances comme l’ont si bien surnommée romanciers, auteurs, chroniqueurs, éditeurs sus nommés un peu plus bas. Et pour une colo… ce samedi, ce fut une vraie colo, un joyeux, bazar, une ritournelle d’un printemps qui pointait son nez.  

Retour en images :  rembobinage… replay…. podcast mis en route.

Tout a commencé par un échange de phrases et de tirades sur les réseaux sociaux. « Qui sera présent à l’Envolée version 2016 le week-end du 23 et 24 avril 2016 ? » Ni une ni deux, je lève le doigt. Car si l’an passé je ne pouvais être présente pour cause de Désir Suisse (et pour rien au monde je n’aurai laissé ma place, quel merveilleux souvenir celui là aussi), j’avais la mission, cette année, d’améliorer l’ordinaire du Couvent des Cordeliers (lieu de l’envolée) et de fournir l’eau bénite tandis que mes sœurs de blogs et les frères-sœurs de plumes étaient eux chargés de quelques menus pains que nous diviserions selon les adages littéraires castelroussins établis, à savoir « à la bonne franquette », accompagnés de rillettes, pâtés et fromages de biquettes ! (n’est pas du pays de la chèvre pour rien)

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Cela étant dit, c’est sous un nuage de pluie et de crachin berrichon (une première il faut le souligner, d’habitude c’est plutôt t-Shirt et lunettes de soleil sur les marches du couvent), que nous nous retrouvâmes , nous autres tenancières de très sérieux blogs littéraire (Busnel et Tappenare n’ont plus qu’à bien se tenir), et nous entamâmes cette envolée dans la plus stricte intimité, à deux pas du couvent, dans un lieu que seuls les 7 nains pourraient nous envier ! (non je ne dévoilerai pas le nom de ce lieu, un endroit secret qui donne via les souterrains, dans le dortoir du dit couvent – d’ailleurs de tous petits lits étaient mis à notre dispositions ainsi que de toutes petites chaises et de toutes petites tables… c’était parfait). 
C’est donc sous l’aval des rillettes et autres bouteilles de bourgueil et de vouvray que commença cette envolée. Les appétits étaient aiguisés… (N’est ce pas Joëlle (le come in out de Keisha), Sylvie, Laetitia et ma copine Camille). Paquet de chips entamé, litrons débouchés, rires qui fusaient. 

Quand tout à coup, venu du Couvent,  une horde de grands nains et naines surgit dans la salle de restaurations de la maison de Boucle d’Or…. Erwan Larher en tête suivi de Sandra Renflet, Serge Joncour, Fanny Salmeron, Eloïse Lièvre, Stéphane Million (ce génial éditeur), Bertrand Guillot (surnommé ce jour Bernard pour cause de coquille journalistique), Juliette Bouchet, Franck Courtès. Manquait juste à l’affiche Sophie Adriansen et Jérôme Attal pour parfaire ce tableau (mais croyez moi vous deux, vous étiez avec nous). 

 

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Les joutes littéraires et cantiques populaires pouvaient commencer (un tonnerre d’applaudissements pour cette reprise de la Marseillaise version Larher et Renflet suivi de la reine des Neiges version Salmeron et la mauvaise éducation chez Lièvre… éclectique à souhait, insoumission et délicatesse réunies). 

 

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Ce fut donc sous des verres de vouvray (méthode champenoise) vidés, les chants littéraires entamés que nous nous dirigeâmes tous ensemble (mieux qu’à la manif) chez les Cordeliers. Traversée de rue, grimpounette des marches (on n’est pas à Cannes mais presque) et nous entrâmes dans l’antre de la littérature… Silence et respect, quelques avés et autres paters non recités… à petits pas et grandes envolées cela en était foutu pour nous !
Je confesse, je ris énormément, fut émue longuement, serra d’innombrables bras et mains, fit des bisous sur chaque joue au nom de celle qui était absente mais embarquée dans ma poche (des bisous en échange de leur part pour toi), écouta, regarda, mémorisa chaque petit instant comme de vrais moments, des rencontres avec des gens qui rendent la vie digne d’être vécue.

Ainsi Erwan Larher, gentleman de Marguerite qui, sous une générosité extreme et dénué d’un humour fun et fin, me fit une dédicace boumesque que seul lui pouvait me faire, une tirade digne du plus grand des musiciens du logis  (chapeau bas …). Bertand Guillot captiva l’attention grâce à une ultime bouteille sauvée de la bataille dinatoire et à un superbe pantalon rouge ainsi qu’un maillot de foot d’une illustre équipe inconnue mais pour sûr à lui seul méritait le détour d’une culture foot, rencontre littéraire organisée par Hubert Artus en compagnie d’Eric Nolleau et Tristane Banon.

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Passage obligé sur au stand du chat tatoon tenu par Sandra Renflet (achat de l’avant dernier exemplaire édité de son premier récit) et Fanny Salmeron, petits coucous-tombage sous le charme de Claire Barré et de son Phères, j’entamais ma tournée des grandes douceurs et délicatesse : Sandrine Roudeix,  Mon "Diane dans le miroir" feuilleté lu, relu et corné dans la main, Franck Courtès, Eloïse Lièvre et Gaelle Josse en ultime rencontre, un regard incroyable et bonté indéfectible (merci Gaëlle pour tout... tout) et rendez vous au 1er étage versus terrain de foot et scène de rock poétique. 

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crédit Stéphanie Hochet


Accompagnée de ma copine et photographe Camille (11 ans, un livre écrit et un regard incroyable pour capter l’instant image… bravo Camille, tu es ma Zébrette préférée, les photos inscrutées sont de elle), nous nous précipitions vers le lieu du second roman à la recherche de Nathalie Desperches Boukhatem, écrivaine, illustratrice, artiste peintre et éditrice des Editions de la Gâtine. Beau moment d’échange sur l’envie d’écrire, la volonté et les rêves qu’il faut savoir entretenir et ne jamais oublier. Rester dans son chemin et continuer d’y croire et cela malgré les multiples rebondissements qui peuvent subvenir. Une chouette rencontre de nouveau et un remplissage de carnet conseils pour Camille. 

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Bref c’est sous un tonnerre de mercis, de sourires, de rires, de mots que je repris ma route en sens inverse avec dans ma besace des livres doux, espiègles, sincères, bons, vifs de cette bande de joyeux drilles qui comme chaque année savent investir de façon incroyable cette envolée des livres. Merci à vous tous pour votre présence, vos regards, votre joie de vivre, vos petits coups de mous qui font que ces « rencontres rendent la vie digne d’être vécue ». 

 

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Retrouver l’Envolée des livres chez Sylvie et Joelle… 

 

10ème Envolée des livres
Version 2016
Chateauroux