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« Si la guerre doit durer une éternité, je voudrais juste pouvoir vivre jusqu'au mois d'avril. Pour voir, une fois encore, les jonquilles de Green Park. Elles se tiennent ensemble, chaque saison. Belles et fières dans le vent puissant et douloureux d'avril. Comme nous autres en ce moment. »

 

Sabine a passé sa commande et elle m’a proposée de chroniquer un livre pour son blog et attention l’auteur n’est pas choisi au hasard. Jérôme Attal est un ami et il est devenu un des héros du livre de Camille à force de l’alimenter en bonbons à chaque rencontre.
Il me semblait évident de lire son dernier roman, car je suis très attachée à son travail (pour en avoir lu tous ces livres et en posséder un « Collector » : le dernier  exemplaire du livre « Le garçon qui dessinait des soleils noirs » offert par Jérôme Attal lui-même)

"Tommy et ses copains se passionnent pour les super-héros : Superman, Buck Rogers et... Winston Churchill. L'aventure ne serait pas la même sans deux petites frappes : Nick Stonem et Drake Jacobson, aussi vilain que sa jumelle, Mila, est belle.
Dans un Londres en lambeaux, ces jeunes adolescents vont se créer leurs propres histoires et se perdre dans les brumes et le fracas d'une ville enflammée. Mais fêter Noël et revoir les jonquilles en avril restent la plus belle des résistances."

Pour résumer, Tommy est un petit garçon de 10 ans  rêveur, doté d’une très grande gentillesse envers ses parents, sa sœur et ses copains. Il vit à Londres  pendant la guerre et il rêve de devenir écrivain.  Il joue avec ses copains, fan de super-héros comme lui et ils se prennent à vivre des aventures de personnages de cinéma.
Jusqu’au jour où il rencontre Mila, la petite fille qui rêve de voir les jonquilles de Green Park en avril et dont  il tombe secrètement amoureux. 

« Si la guerre doit durer une éternité, je voudrais juste pouvoir vivre jusqu’au mois d’avril. Pour voir, une fois encore, les jonquilles de Green Park. Elles se tiennent ensemble, chaque saison. Belles et fières dans le vent puissant et douloureux d’avril. Comme nous autres en ce moment. » 

Ce livre dont l’histoire de ce petit garçon et de ces enfants dont les rêves se construisent dans un décor proposant un avenir incertain, m’a beaucoup touchée. Jérôme Attal a écrit une histoire sensible et tragique car on  a envie de sourire et de pleurer à la fois.

« Si y a un truc qui me rend malade dans la vie, c’est de ne pas pouvoir offrir de la gentillesse en retour. » 

Depuis mon regard sur les jonquilles est différent, et je ne peux m’empêcher de penser aux héros du livre avec de la tendresse. Ce livre bouleversant et poétique  est un joli moment de lecture.

  

Peggy Lee ‎– Waiting For The Train To Come In

Les jonquilles de Green Park
Jérôme Attal
Robert Laffont