28 septembre 2016

"La différence invisible" Mademoiselle Caroline, Julie Dachez

    « Marguerite a 27 ans. Elle aime les animaux, les journées ensoleillées, le chocolat, la cuisine végétarienne, son petit chien et le ronronnement de ses chats.Tous les matins, elle part travailler. Elle n’aime pas trop son travail, mais il faut bien bosser, et elle n’est pas là seule, après tout. »   Bon pour tout vous dire, la lecture de « La différence invisible » de Mademoiselle Caroline et Julie Dachez s’engageait plutôt mal. Marguerite, j’avais vraiment très envie d’aller à sa... [Lire la suite]

25 septembre 2016

" De vives voix " Gaëlle Josse

    « Pourquoi écrire ? Pour éveiller, pour découvrir ma voix. Entreprise d’extraction, d’excavation, de forage, par tous les temps, par tous les vents, jusqu’à atteindre et libérer le gisement enclos dans les gangues du souvenir, de la pensée, de la sensation, le remonter à la surface et lui donner forme. Jusqu’à reproduire la note entendue en songe. Trouver l’accord entre mon écriture et moi, entre ma voix et moi. Me voilà sage-femme et parturiente de ma propre voix. Partition, parturition. La page blanche,... [Lire la suite]
24 septembre 2016

"Joséphine Baker " Catel et Bocquet

      « On dit qu'au delà des mers Là-bas sous le ciel clair Il existe une cité Au séjour enchanté Et sous les grands arbres noirsChaque soirVers elle s'en va tout mon espoir.J'ai deux amoursMon pays et ParisPar eux toujoursMon cœur est raviMa savane est belleMais à quoi bon le nierCe qui m'ensorcelleC'est Paris, Paris tout entierLe voir un jourC'est mon rêve joliJ'ai deux amoursMon pays et Paris »   Joséphine Baker. Qui n’a pas entendu ce nom une fois dans sa vie, qui n’a pas fredonné ce... [Lire la suite]
21 septembre 2016

"Je suis mort un soir d'été " Silvia Härri

    « J’approche la chaise de ton lit, je te murmure que tu as bonne mine, même si ce n’est pas vrai. Tu m’écoutes l’air sérieux, je ne sais toujours pas ce que tu saisis des mots que j’égrène, s’ils ont la mélodie d’une cantilène, la stridence d’une corde brisée, s’ils ont un ordre, s’ils possèdent encore quelques résidus de sens, s’ils bruissent comme un feuillage de printemps ou frappent avec violence aux carreaux de ton esprit, si tu peux sentir à travers eux ma colère ou ma gêne, s’ils se heurtent au vide dans... [Lire la suite]
20 septembre 2016

" Eclipses japonaises " Eric Faye

  « … Chaque année, des personnes portant les prénoms, Masako, Naoko, Mariko, Noriko, Fumiko et je ne sais quoi encore disparaissent sans laisser la moindre trace. Et puis que voulez-vous faire de simples présomptions ? L’indice est ténu. Vous le savez bien, ce pays nous donne du fil à retordre, et ce n’est pas près de s’arrêter. La CIA est persuadée que le régime n’en a plus que pour quelques mois, quelques années au plus. Je me garderai bien d’être aussi affirmatif. Ce pays a su dans le passé faire le dos rond et... [Lire la suite]
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16 septembre 2016

"Fils du feu " Guy Boley

    «  A quoi bon s’inventer des dieux de pacotille quand on en a sous la main et que l’on parvient, à coups brefs et précis, à leur donner la forme que l’on veut. Pas besoin de légende, ils se créaient la leur, façonnant dans l’acier les mots pour la chanter. »  Quel drôle de livre que voilà. Je ne saurais exprimer ce que j’ai éprouvé à sa lecture. Une force, une poésie certes mais bien plus encore et cela malgré un début un peu laborieux, en attente. Telle Hestia (Vesta chez les romains), j’ai exploré... [Lire la suite]

15 septembre 2016

"Un garçon qui court" Mélanie Richoz

      « Tout ce que je vis aujourd’hui me sert pour demain. Happé par l’avenir, j’ai le devoir de l’écrire, d’en faire quelque chose, d’enquêter, de mettre du sens. De comprendre ? Tant que je ne l’ai pas écrit et qu’il n’a donc pas subi de transformation consciente qui fait que je ne peux plus penser comme avant, ça n’existe pas. C’est peut-être pour ça que je n’ai jamais raconté ce qui s’est passé entre nous.La raconter à qui,et comment,et pourquoi ?Qui peut entendre ?»  Je vais... [Lire la suite]
13 septembre 2016

"Monsieur Origami " Jean Marc Ceci

« A qui sert-il d’avoir si être nous manque. »  Il est des romans comme il est des instants fugaces où le temps s’arrête, où les minutes s’écoulent au rythme des heures qui sont jours puis années, où les secondes s’éternisent dans la contemplation d’une feuille tombant et se déposant délicatement sur le sol, en attendant d’être soulevé par le tourbillon du vent. Assis en position lotus face à ce spectacle, la respiration obéit à la méditation des mots, des bruits de la vie, des saisons qui passent et ne reviennent... [Lire la suite]
07 septembre 2016

Ils sont fous ces romands !

On me demande souvent d’où vient mon amour pour la littérature Romande, comment suis-je tombée dedans, alors que tout semble nous pousser à la méconnaître, ou du moins à la trouver minuscule, sans intérêt, locale ! Très locale même puisque romande, cette partie de la Suisse qui utilise la langue française pour s’exprimer. Un autre bout de la francophonie à portée de mains mais qui nous semble loin. Et pourtant.Je ne vous dévoilerai pas tous mes secrets mais sachez que c’est grâce à un petit livre à la couverture rouge, une écriture... [Lire la suite]
02 septembre 2016

" Petits riens pour jours absolus " Guy Goffette

Poussière d’oubli          « Ce que j’ai vu, je l’ai écritcomme la pluie sur les vitreset les larmes des roses, et toutce que j’ai oublié demeure  là, dans ce grand sac de voyellesposé contre le pied de la tableoù le temps passe entre ma vieet moi sans  blesser personne.  Quand plus rien ne chante au-dehorsje puise dans le sac et sèmesur la page un peu de poussièred’oubli et le jour parait comme  un musicien qui tend son chapeau. »   Guy Goffette.... [Lire la suite]