Depuis un mois, je me demande comment venir à bout de ce mot, comment ne pas ternir, assécher cette veine, ces écrits, dessins, graphismes, regards, comment trouver encore ce qui grise, bleuit, verdit, rougeoie, jaunit, colore la feuille. Comment encrer, comment photographier ce mot sans tomber dans le cliché de la folle écriture qui coure sur le papier ? Comment ne pas tomber dans la folle cavalcade de ce liquide qui glisse, teinte le support, le rend vivant, fluide, gracieux, généreux ?

Cette ENCRE. (merci Julie Moulin pour cette idée)

 

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Ce colorant, qui une fois dissout, se mélange aux tissus, offre pigments, couleurs, reflets, peintures. Ce mot qui provoque des voyages vers un monde visible et palpable, emplit de vie, d’ombres, de créations.  L’ENCRE et l’écrivain qui offre ses mots à la feuille blanche. L’ENCRE et le lecteur qui imprime l’émotion rendue, la naissance de ce qui sera « son » livre, celui dans lequel cet auteur aura déposé son cœur, son âme. L’ENCRE et les couleurs qui sortent du tube de peinture, qui colorent la palette du peintre qui offre son regard, son émotion sur une toile, un cadre, un support. L’ENCRE et l’impression qui permet à la photographie de vivre, de déployer cette impression, cette émotion ressentie, cette création de devenir palpable, vivante. L’ENCRE et ses liens naturels, ces végétaux, ces minéraux, cette solution issue de composants chimiques et de substrats verdoyant, crayeux, terreux, sableux.

L’
ENCRE et la vie naissante, la composition, cette émotion qui nous prend et que nous avons envie de partager.  L’ENCRE comme une générosité. La générosité du message, du mot, de l’image. 

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Sabine 

Lucie : Lucie est une amie. Déjà cela permet d’encrer pas mal de cartes et de feuilles volantes. Mais en plus la bougresse est traiteur. A Avignon, chez les Filles (jingle Pub). Et chez elle, tout s’imprime, tout est encré : le gustatif, le rose, les sourires, la musique qui s’écoule dans nos gosiers à la vue de ses mets. Tout est coloré. Alors quand en plus elle me parle de ses plats, l’encre coule entre nous, les rires aussi et la seiche en prend un sérieux coup.

Lucie

Lucie

Martine : le mieux que l’on puisse dire c’est que Martine, elle aime à mourir. Elle fait aussi rire les oiseaux, chanter les abeilles, chasser les nuages et faire briller le soleil et tout cela en nous plongeant dans l’encre de ces yeux…
Enna : Enna c’est l’instantanée de la vie. C’est ce regard qui se glisse au moment où elle le ressent, sans filtre, sans cache, sans poudre de perlimpinpin. La vie, la gaieté, les joies et la couleur et le bleu « cocardisé » des fois aussi. 
Gwenaelle : Gwenaelle…  je ne sais que vous dire devant la beauté des ombres, des couleurs, du regard et de ceux qu’elle nous offre. Il y a des embruns, l’océan et sa force, la douceur, l’interrogation du monde aquatique, l’encre profonde des bleus, des verts, d’une côte d’Iroise qui n’en finit pas de nous « impressionner ». Sublime !

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Gwenaelle

François : « ohé matelot ohé matelot, matelot navigue sur les flots ». François c’est notre ami du midi, celui qui nous invite aux voyages, aux delà des vagues bleues, des feuilles volantes écrites par ces marins à leurs paimpolaises niçoises. François c’est l’encre ancrée.
Céline : du rouge, du vert, du bleu ou du noir. Chez Céline, c’est la vie en 4 encres, comme ces stylos aux 4 mines, aux clics déverrouillés et à l’encre qui égaille nos feuilles blanches.
Laetitia : ce que j’adore chez Laetitia, c’est son côté génie des bois, farfadets des rires et des sourires, des créations à hauteur d’enfant qui s’encre dans la couleur, l’émotion, la joie.

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Laetitia

Blondie Madame : Ah Blondie Madame. J’adore. Je ne saurai vous dire ce qui coule chez elle, ce qui est timbré au fond de son âme mais son cœur lui est encré de cette innocence et ces rires qui me ravissent.
Gaëlle : Gaëlle, c’est ma Libraire adorée. Celle que j’aimerai avoir dans ma ville, mon village pour y dénicher dans ses étagères encrées, les pépites jeunesses qu’elle me donne envie d’aimer. Il y a chez elle, une collection de couleurs, de mots, d’encres qui sont une farandole volante de feuilles. Chez Gaelle, c’est l’automne, le printemps l’été et même en hiver.

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Gaëlle

Manika : arabesque, chat, entrechat, pas de deux, lié et délié. Majuscule, minuscule, avec ou sans accent, l’encre se métamorphose en mots, s’écrit sur la feuille de papier, imprime nos émotions, nos envies, ce besoin d’écrire sans laquelle cette âmegraphique ne pourrait s’ancrer.
Nathalie Magrez : Nathalie et ses mondes sensibles. Nathalie et sa magie. Nathalie et les voyages encrés qu’elle nous offre, ces passeports sans frontières dans le monde de l’image. « Rien ne doit faire obstacle à la naissance d’une image, rien ne doit l’empêcher d’advenir » 

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 Nathalie 

Chaque mois, je me dis « Non, c’est le dernier. J’ai fait le tour de ce monde de l’image et des mots, j’ai envie d’autres horizons, je tourne la page.» Et chaque mois, comme un rendez-vous avec moi, avec vous surtout, je reviens, je retrouve la sève, l’encre, les couleurs de ce qui fera une partie de mes émotions et ressenties, de cette générosité, bonheur, vie qui coule comme un regard court sur ce qui nous fait, bâtit.  

Pour cela, un grand merci.
Un grand et sincère merci.  

Je vous donne rendez vous le mois prochain, jeudi 24 novembre avec l’image de votre choix, l’émotion de ce mot qui se dessine grâce à vous, de ce que vous êtes, vous donnez à chaque instant, à chaque moment. Je vous donne rendez-vous avec la GENEROSITE, avec la BEAUTE des MOTS, des REGARDS, des GESTES, de l’AMOUR, de la JOIE, des RIRES, du BONHEUR, des PETITS RIENS et des GRANDS ACTES

 

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Le blog du petit carré jaune