Certaines fins d’année sont un peu plus difficiles à gérer que d’autres. Soit on décide de capituler et de baisser les bras, soit on s’arme de nouveau et déploie ses ailes pour mieux voler et prendre la hauteur nécessaire.
Oh je vous vois venir. Vous vous dites que cette âme graphique va être d’une tristesse morose et que mes questionnements, à savoir si je continue ou pas cet atelier, sont toujours là. Je ne vais pas vous mentir : oui.
Oui car une âmegraphique, pour continuer à s’ouvrir, a besoin de butiner d’autres senteurs, de s’envoler vers d’autres horizons, à trouver une terre-pierre, un nid qui lui procure une pause et une nouvelle étape.

Mais une âmegraphique a aussi besoin de vous pour sentir, ressentir, capturer, aimer, trouver son âme à travers votre regard.

 

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Alors ce mois ci, j’ai encore titillé l’appareil, tourné autour de cette carte blanche que vous m’offrez. J’ai revu en image tous les thèmes fixés. J’ai relu vos mots, votre regard, vos sourires, vos rires, vos peurs, vos doutes. J’ai effleuré votre encre, votre lumière, vos visages. Vous ne manquez pas d’humour, ni de poésie. Avec vous chaque mois je vis en turbulence, ça turbine dans vos cerveaux autant que dans le mien. J’ai beau vouloir faire la roue, prendre d’autres chemins, avec vous c’est le pied. Vous êtes ma sève, mes silences, ce que je masque, mes émotions. On est loin de la médiocrité. Grâce à vous j’ai trouvé que cet autoportrait était une journée ensoleillée, en couleurs. J’ai réalisé que vous me forcez à sortir de mes sentiers, à tenter moi aussi d’autres expériences, à m’armer de nouveau de tendresse et de magie. Vous êtes mon évasion. Ma chape de bonheur. Mon instant de grâce, ma délicatesse.


Pour cette épaule que vous m’offrez, cette espace de créativité, ce fil… on continue et on se dit à demain pour d’autres bêtises en beauté. Et comme je dois aussi beaucoup à celle qui a su voir dans mon regard, je dédie cette Amegraphique à Nathalie Magrez et ses mondes sensibles. 

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©sabine

 

Et puis il y a vous. Vous et vos regards, vos émotions, votre sensibilité. Vous. Et sans vous…

Gwenaelle , c’est notre bulle de beauté, de tendresse, de recherches créatives qui sentent bon le grand Ouest, le vent, l’iode, l’apaisement, les couleurs, les chemins. C’est aussi ce regard curieux, beau qui scrute l’horizon et les cours des trottoirs, les bosses et les replis qui font que nos pas deviennent ailes.

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©Gwenaelle

Martine petite fée clochette. La générosité dans tous ce qu’elle fait, émet, sent ressent. La tendresse  dans la fragilité, la sensibilité dans la force. Martine, celle qui met la douceur au coin des lèvres et l’amour au bord du cœur.

François, notre âme troubadour, voyageuse, pleine. François sait d’un regard délivrer la justesse du monde, la beauté des petits riens qui font de grandes choses, des parades drôles comme émouvantes, de la poésie qui ornent les coins des rues et des squares, des plages et des prés. A savourer sans modération, libre et heureux.

Gaëlle ma libraire… celle qui chaque jour poste ses petits plaisirs, ses questionnements, ses doutes et ses rires, ses écureuils aussi. Celle qui d’une fragilité certaine, en tire un volcan de lumières. Celle qui d’un mot lu nous emmène dans des légendes, des contes et des histoires où l’on redevient enfant. Gaëlle ma libraire au regard si semblable au mien.

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©Gaëlle

Ludivine : petit rat des champs est devenu belle dame des villes et d’un pas de deux s’est envolée vers son Inde favorite. Ludivine et son âme sari. Ludivine et son regard qui en dit long sur cet amour, son amour pour un pays, pour ces hommes, ces femmes qui d’un sourire vous disent que vous avez votre place ici, aussi.

Aifelle, dame Aifelle, vadrouilleuse des jours, butineuse des jardins, chercheuse du beau, du lointain dans le près. Aifelle et sa côte d’Opale, ses falaises qui ne sont que vie, des boucles de la Seine qui s’éparpillent en virgules, de pierres qui n’ont jamais autant parlé qu’avec elle. Aifelle âme volante jamais aussi présente.

Enna vit. Elle vit et avec gourmandise. Tout. Le moindre obstacle devient parade, course, amour. LA moindre usure est franchie d’un sourire, d’une volonté, d’un courage. Enna li, Enna vit. Enna aime. Et pour cela, Enna j’aime.

Christine est revenue… Elle m’a fait peur ma Suissesse, ma romande genevoise. Pour un peu j’allais passer un avis de recherche, me lancer dans une quête chocolatée forcée. Car Christine c’est notre gerbe de joie, notre geyser de gaieté, notre feu follet.

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©christine

Céline … Chut. Céline, c’est mon âmegraphique douce, tendre, silencieuse, discrète. Celle que nous ne voulons pas qu’elle s’envole, celle que nous regardons parce qu’elle est cette délicatesse, cette poésie qui nous fait vibrer, cet amour qui tinte le matin.

Manika : il arrive que certains ça poisse sévère devant nos yeux, que la boue nous effleure, égratigne, que les bruits de la ville nous assourdissent. Et puis on ne sait pas pourquoi, on lève les yeux, on cherche l’odeur, le nez retroussé, on entend l’appel…

Blondie Madame. Blondie est loin d’être celle que l’on croit. Son sac recèle des trésors, des tableaux mis en abime qui ne sont pas que son reflet mais celui aussi d’un monde. Chez Blondie Madame, on ne sait jamais où l’on va mais lorsque l’on y accède, ce qu’on y observe est un univers fait de rire, de couleurs et de vérité. Pas de fioriture mais la complicité.

Sandrine : il y a la tendresse, celle de l’enfance, celle qui est chère et qui nous fait un bien fou lorsque d’un sourire, de bras qui s’ouvrent, on nous enveloppe avec. Et puis il y a la tendresse e celles et ceux qui un jour croisent notre chemin, nous viennent en aide. Pour eux, c’est un merci, une offrande à la vie.

Laëtitia… ma joyeuse drille, l’alouette du Berry, la fée sorcière qui d’un coup de baguette transforme la journée en paillette qui colle, la nuit en étoile brillante. Laetitia ce sont ces petites étincelles qui ornent les yeux et rendent la vie vraiment chouette.

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©Laëtitia

En attendant de se retrouver le jeudi 29 décembre autour de la LUMIERE et des rires de fin d’année, je tenais de nouveau à vous remercier d’être présent, là, fidèle. Merci tout simplement mais merci sincèrement. 

 

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Carte blanche 2016
Le blog du petit carré jaune