Il y a des années plus fortes que d’autres, des années qui vous mettent en joie, en bonheur, en partages. Il y a des années où découvrir des auteurs, des écrivains, des poètes, des illustrateurs vous apportent ce petit plus qui vous fait aimer lire encore et encore. Et puis il y a les années où ces mêmes auteurs, poètes, illustrateurs, écrivains vous offrent la grâce de leurs mots.  
Alors pour le plaisir de vous les faire redécouvrir et vous laisser bercer par eux, pour le partage et la générosité de ceux qu’ils nous offrent, un petit tour d’horizon 2016 du blog. 

Un grand merci à vous, tous, un par un, pour vos mots, vos yeux qui se posent ici, pour eux qui nous apportent tant de choses, tant d’émerveillements, de questions, d’ouverture sur un monde. Merci infiniment et à très très vite.

 

Amegraphique : 

 

On me demande souvent pourquoi Amegraphique. Il n’y a pas de mots pour vous dire le pourquoi, le comment est venu cette envie, ce besoin de beauté et de partage d’images autour d’un mot. L’amegrahique est un atelier où chacun y glisse son émotion, ses ressenties, ses sentiments vus par le bout de l’objectif, mis en éclairage par un instant capté. Il est le résultat de tous ces participants, de toutes ces magies et ces mots. Il est vous, il est eux avant d’être moi.

Evasion, Poésie, Magie, Autoportrait d’une journée en couleurs, Humour, Visage

 
Dimanche en Poésie

 

 Je sais - Ito Naga :

Une pépite de couleur rouge qui donne envie juste de ne jamais de savoir que l’on ne sait jamais. 

Mention fragile – Silvia Härri

Lire Silvia Härri, c’est plonger dans un monde d’émotions, de fragilités et de sensibilités merveilleuses. C’est se sentir grandir sous sa plume et entrevoir la puissance, la force des mots lorsqu’ils s’écrivent sur la corde funambulisme de la vie. Lire Silvia Härri, c’est vivre.

Un thé dans la toundra -  Joséphine Bacon :

Dans un univers empreint de chamanisme, Joséphine Bacon a composé un hymne à l’amour de la vie simple et saine, infinie. 

Née de la pluie et de la terre de Rita Mestokosho 

« Née de la pluie et de la terre » est une incantation, une méditation, des mantras qui ne sont que purs joyaux, beauté d’un monde essentiel, un monde qui nous paraît si loin mais qu’il ne tient qu’à nous d’en faire  le notre, de nous relier à nos éléments mères-pères, de nous retrouver loin de toutes agitations frénétiques et de revenir à la source de notre existence.

Hyacinthe et Rose – François Morel et Martin Jarrie 

Quand la pudeur d'un texte fait qu'on se lit entre les lignes, revisite ce qui nous a offert une partie de notre enfance.


Lettre à …  

 

Gaëlle Josse – L’ombre de nos nuits. Mathias Enard – Parlez leur de batailles, de roi et d’éléphants. Tignous – murs… murs. Camille – Le club des gars 


Ma bib à bulles
 

 

Ici – Richard Mc Guire

Un roman graphique quasi muet, sans tapage mais qui nous rappelle que chaque chose que l’on croise, construit, possède sa propre histoire.

Paul dans le Nord – Michel Rabagliati

Michel Rabagliati c’est cette douceur, cette naïveté, cette foi, cette tendresse qu’il met dans ses personnages, cette part de lumière qu’il fait transiter, ces petits instants - tranches de vie qui sont nous.

Love story à l’iranienne – Jane Deuxard et Deloupy

Et quoi de plus vivant que l’amour. Quoi de plus fort que d’aimer à en perdre la raison, à n’en savoir que vivre, pour tracer un chemin, forcer le destin, pour parler aux canons. Quoi de plus beau, de plus merveilleux que l’amour pour continuer à vivre dans un régime où le mot amour est lui-même interdit, où s’aimer représente un véritable danger.

Give peace a chance – Marcelino Truong

Une magnifique bande dessinée où l’émotion vibre à chaque page. Vibrant de fragilité et de vie. Vibrant hommage et récit initiatique d’une enfance commencée au Vietnam, pays d’un soleil levant, et continuer en terre Européenne.  

Le retour de la Bondrée – Aimée de Jongh

Une somptueuse bande dessinée d’une petite que l’on pourrait qualifier de grande artiste. Un trait absolument incroyable tant par le graphisme que la mise en « couleurs ». Un style à la fois épuré, pointilleux et à la fois généreux, utilisant les pleins, les grands espaces pour noircir et rendre la page d’une tension palpable.

Les jours sucrés – Loïc Clément et Anne Mortel

Une vraie gourmandise. Un moelleux irrésistible. Un paris-brest juste ce qu’il faut pour ne pas être trop crémeux. Une madeleine à l’onctuosité parfaite. Une tuile aux amandes délicieusement bien dorée. Un vrai bijou. Une histoire où l’amour se cuit comme du bon pain, où une boulangerie devient une jolie tanière aux délices, où la pluie fait des ricochets sur les parapluies et les chats ronronnent de plaisirs.

La tritesse de l’éléphant – N. Antona et N. Jacqmin

Une bande dessinée qui ne nous dit rien d’autre que d’être soi ; celui qui est là, fait battre le cœur des dresseuses d’éléphants, celui qui n’est pas comme les autres. On lit et on aime. Simplement et tendrement soi. Nul autre mais soi. Soi, seulement et simplement soi.

It’s not a piece of cake – Nancy Pena

On retrouve la patte de Nancy Peña et sa façon quasi-gravure d’exprimer les émotions, les ressentis de chaque personnage, les détails fascinants qui peuplent chaque case, les ombres et les lumières, les contrastes, les jeux de regards, les petits détails qui font mouche.  

Parenthèse Pantagone

Des jours et des nuits qui nous renvoient à notre existence primaire et  nous donnent l’envie de revenir à l’essentiel, de retourner à l’état « sauvage » de notre terre, de partir loin, de trouver une ile, un endroit où l’homme n’est pas le citoyen d’honneur, mais celui qui doit respecter le milieu dans lequel il s’est invité. 

 

Ma bib des 68 premières fois - édition 2016 :

 

Les 68 premières fois le retour par Eglantine.

Le grand Marin – Catherine Poulain

Un roman où il faut accepter qu’il ne se passe rien, où le temps s’éternise, où la dureté est présente à chaque page, mot. Un roman où le cœur bat à l’unisson des vagues et de l’immensité océanique et terrestre, le sauvage et le beau. Un roman où la seule présence est celle de grands hommes taiseux, libres, au goût sauvage de sel et de poissons.

 

Ma bib à jeunes

 

Le festin de Citronette – Angélique Villeneuve et Delphine Renon

Un vrai coup de cœur. Un vrai coup au cœur. Une ode à la simplicité et au partage. Une ode à l’amitié, aux biscottos, aux frites, à la cuisine et surtout aux bonheurs des jardins extraordinaires, aux jardins de petits riens qui sentent bon l’herbe mouillée. Un petit livre jeunesse au goût citron, au goût passion, au goût tendresse, au goût de vie citronnée, au goût exquis.

La piscine – Jihyeon Lee

Un univers à la Jule Verne et ses vingt mille lieues sous les mers, un soupçon d’Alice aux pays des merveilles, un monde du silence qui nous invite à prendre le temps, à refléter sa vie dans un monde imaginaire loin du tumulte de la surface, des cris et des excitations de ceux qui ne font que passer, chahuter.  

La maison – Innocenti et Lewis

Un ouvrage d’art, un album d‘illustrations façonné avec le plus grand soin par Roberto Innocenti. On regarde intensément chaque planche comme la découverte d’une œuvre de Jérôme Bosch, de Bruegel.

Je suis née sous l’eau/Je suis né sous la terre – Valie Le Gall/ Alex Cousseau

C’est l’histoire d’une légende issue du fond de la mer, du fond de la terre. C’est l’histoire des tortues qui se posent sur le sable des lagons de l’Océan Indien pour donner naissance à des œufs qui eux même si Les Dieux des Légendes et des Tempêtes, deviendront tortues et donneront naissance à leur tour.

 

Ma bib à lire

 

Quelques roses sauvages – Alexandre Bergamini

Un brulot à nos existences et nos croyances, nos théories. Une écriture simple, fragile comme un fil qui pourrait se casser à tous mots, toutes encres. Un souffle. Une quête dédiée à la survivance. Un cri de rébellion comme un cri d’envie, un souffle de liberté, de vérité. 

L’analphabète – Agota Kristof

Des phrases courtes sans fioritures, somptueuses de vérités, de libertés, d’un vent nouveau, d’un souffle nouveau. Des phrases sans colères, ni regrets. Vibrantes, vivantes. Un bijou, un grand récit qui marque et qui fait que l’on ne peut oublier ce qui nous tient, d’où l’on vient, ceux qui ont traversé des frontières avec pour seul baluchon, leur langue, leur croyance, leur beauté.

Touché – Catherine Leblanc

Catherine Leblanc a écrit un récit intense, très intense, où aucun mot ne permet de reprendre son souffle, dans une urgence de la vie, dans une ligne de frôlement avec la mort, celle qui est la plus terrible à côtoyer, celle de l’enfant que l’on a mis au monde. Une écriture qui n’effleure plus mais qui nous prend sans nous laisser de répit.

Les âme et les enfants d’abord – Isabelle Desesquelles

« Nos yeux, Madame, ne se sont pas croisé, cependant je sens la force de votre regard non pas sur moi mais en moi, la profondeur qu’il me donne. Je vous en prie, continuez à ne pas me lâcher. Je lis, marche, j’élève mon fils ; interrogeant l’iniquité, je m’interroge, réfléchissant à l’injustice, elle me réfléchit, elle. » 

Les mijaurées – Elsa Flageul

« Les Mijaurées » est une œuvre qui se construit pas à pas. Un chemin lumineux qui serpente, nous fait rencontrer des personnes à des moments de nos vies, des personnes qui nous accompagnent sur nos sentiers pour de longs kilomètres ou une simple balade. Un roman qui nous procure des moments d’émotions, un lâcher-prise à celle que nous sommes.

Ecrire une histoire – Olivier de Solminihac

Ecrire une histoire, un petit ouvrage doux, sensible, rieur, farceur, malicieux, vrai, pudique, secret. Un carnet qui donnera à tous celles et ceux qui le lisent l’envie furieuse d’écrire une histoire, son histoire et laisser éclabousser les mots, la feuille blanche, la rendre bleue, noire ou je ne sais quelle couleur, mais la rendre belle de ces lettres enlacées, de ces phrases déposées.

L’autre Joseph – Kéthévane Davrichewy

Un vrai roman digne des grands périples russes, un destin incroyable balayé par un homme d’une rage de vivre et de révolte encore plus grande.

Bellevue – Claire Barest

Un roman déroutant, bousculant nos trajectoires. Des mots uppercuts, direct dans l’estomac, souffle coupé. Des phrases remue-corps-cœur. Des gifles assénées comme des coups de poing. Un vrai roman où on sort de cette lecture en ayant envie d’y replonger.

Le royaume des oiseaux – Marie Gaulis

Le royaume des oiseaux de Marie Gaulis ne se raconte pas. Il se vit. Il oscille entre une histoire, une légende venue d’un autre pays où les hommes étaient chasseurs, cueilleurs, indiens d’Amériques, une contrée à jamais mise en réserve, et une beauté sauvage, une histoire où les objets ont une âme, les murs parlent, les pièces de ce château sont aussi capitales que les êtres qui le composent.

La pluie ébahie – Mia Couto

Un enchevêtrement d’un conte fantastique où se côtoie les âmes des ancêtres, les légendes africaines, la féérie de la langue portugaise.

Des lions comme des danseuses – Arno Bertina

Un petit livre qui a le mérite de nous remettre dans un autre chemin, de nous questionner et nous inviter à ouvrir la culture, de ne pas l’appauvrir en la laissant entre les mains de celles et ceux qui possèdent les moyens de s’enrichir encore plus sur le dos de ceux qui sont pillés, volés.  

Matin brun – Franck Pavloff        

Un petit livre comme un acte de résistance à la couleur brune ou autre couleur imposée, à la pensée unique et universelle.  Un petit livre comme un rappel à ce qui pourrait être un matin brun.

  

Le blog du petit carré jaune
Retro 1er trimestre 2016-12-16

 

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