Et puis est venu tout doucement ce quatrième trimestre. Il s’est installé dans la douceur et la tendresse, dans l’automne aux couleurs chatoyantes et brumeuses. Il est arrivé sans crier gare, sans faire de vagues mais avec des mots qui se sont posés dans un écrin, des lumières.
Des rencontres livresques, des souvenirs impérissables, des rendez vous, des premières fois. Beaucoup. Celles qui ne s’oublient jamais, qui marquent le cœur et l’esprit de manière indélébile, un tatouage qui orne notre sourire à vie.
Le Mans, Julie Moulin, Colombe Boncenne, Rachel Khan, Anne Collogues et le grand Serge Joncour. Charlotte, cette insatiable amie qui un jour a fait de son rêve, un chemin de vie. Le Mans, le grand saut dans l’inconnu, les genoux en coton, la main tremblante, et vous. Vous qui êtes venus des 4 coins de la France. Pour une première fois, les premiers pas des 68 premières fois.
Opération renouvelée ce 09 décembre. Et cette impression de trouver une place, de se remplir de chaud, de tendre, de vos regards, de vos sourires, d’eux qui sont venus se livrer à nous, se donner à nous. Vous et eux. Vous qui sans eux ne serait pas des premières fois. Eux qui sans leurs présences ne nous auraient pas donné tant de joie, d’émotions, d’humanité.
Il faisait bon ce soir là. Il faisait chaud. Et c’était tendre, doux comme ce quelque chose qu’on ne peut oublier et qu’on va renouveler.

Que serait la vie sans les livres, sans tous ces mots qui nous entourent, nous procurent ces élans, ces surprises, ces réflexions, ces aventures, ces dépaysements, ces dépassements, ces plages de repos, ces rencontres d’un jour, d’un soir, d’une vie. Que serait la vie sans cette ouverture, cette fenêtre qu’ils nous procurent, ce chemin à suivre et ces hommes et femmes qui écrivent.

 

Les 68 premières fois

 

La 25ème heure du Mans, la première fois

Que vous dire des souvenirs qui sont là gravés à tout jamais dans nos cœurs, des premières fois où l’on ose et vous, lecteurs, vous nous suivez, vous venez. Les 68 premières sont ce quelque chose e dingue, de doux, de généreux, de fou et de surtout de chaud.

Vivre près des tilleuls – L’Ajar

Imaginez un shaker de mots, de phrases, de genres. Imaginez un grand barnum et vous ajoutez tous les ingrédients propres à l’écriture. Vous agitez, vous secouez. Et hop vous servez « vivre près des tilleuls » à la sauce AJAR, association des jeunes auteurs romands.

Anguille sous roche – Ali Zamir

Un sacré roman, une sacrée écriture, un sacré primo-romancier et ce quelque chose qui fait que ce récit est unique, ce déchiffrage littéraire et beau, puissant, vertigineux.

Celui là est mon frère – Marie Bertholet

On pourrait penser aux 7 plaies de l’Egypte, à Troyes, aux diverses guerres fratricides qui ont secoué les régimes et royaumes politiques, les légendes, les récits mythologiques ou bibliques qui peuplent nos manuels. Un roman hautement politique. A découvrir.

68 premières fois, c’était bien

Boum boum boum boum. Merci. Un merci incroyable et beau. Une rencontre, des auteurs et vous. Merci.

 

Ma bib à bulles

 

Boulevard des SMS – Brigitte Fontaine et Alfred

Une tendresse absolue, une poésie de rien qui fait beaucoup plus qu’une poésie de beaucoup qui ne fait rien. Le charme fou et dingue de Brigitte Fontaine. Son rire et sa mélancolie.

Le loup en slip – Lupano, itoïz et Cauuet

Lupano, Itoïz et Cauuet on encore frappé. Nos vieux briscards nous ont encore une fois entortillés dans leur pages où l’humeur joyeuse et massacreuse sévit pour notre lus grande bonheur. Une BD album jeunesse à posséder de toute urgence.

Charlotte et moi – Olivier Clert

Charlotte et moi est juste cette petite douceur qui vous rappelle que malgré les lourdeurs, les solitudes qui pèsent, il y a toujours quelqu’un qui marche à vos côtés, vous aide à trouver un chemin, vous amène à vous dépasser et à faire confiance à l’inconnu. Une belle leçon d’humilité.

L’anniversaire de Kim Jong Il – Ducouray et Allag

Engagée, bouleversante, on découvre à travers les yeux d’un enfant, le visage impitoyable de la Corée du Nord, ce pays qui est loin de l’avenir radieux promis, où le mot famine n’est pas un mot vain, où l’embrigadement dans les camps de rééducations est une vérité au même titre que les travaux agricoles et les déportations.

 

Ma bib à jeunes

 

Rose à petits pois – Amélie Callot et Genviève Godbout

Rose à petit pois est la prescription littéraire que l’on derait lire dès que le moral baisse, dès que la pluie s’installe un peu trop, dès que l’hiver apporte son cortège de jours et de nuits longues et froide, dès que le noir supplante, le jaune, l’orange, le rouge, le vert et surtout le rose, à petit pois.

La recette des parents – Martin Page et Quentin Faucompré

Prenez un Martin Page. Ajoutez y un Quentin Faucmpré. Mélangez les ingrédients au gré de vos envies, de vos humeurs, de vos joies et peines. Secouez. Innovez en rajoutant tout ce qui vous passe sous la main. Assaisonnez et vous obtenez une recette des parents mijotés à souhait.

Le bois dormait – Rebecca Dautremer

Il était une fois une magicienne, une fée du pinceau, une princesse aux petits pois, une enchanteresse du minuscule, du vent, du trois fois rien qui une fois déposé sur la feuille en fait du trois fois beau. Il était une fois Rebecca Dautremer et le bois dormait. Chut, entrez et écoutez.  

 

Amegraphique

 

EncreCarte blanche

  

Ma bib à lire

 

Repose toi sur moi – Serge Joncour

Parce que Serge Joncour a une plume qui décrit comme nul autre l’humain, une façon de tendre un miroir sur les échoués de la vie, les gros bras-gros cœur, les histoires d’amour qu’on emporte avec soi pour s’en faire de beaux souvenirs de lectures, de tendres clins d’œil à nos vies pourtant presque parfaite.

Elisée avant les ruisseaux et les montagnes – Thomas Giraud (coup de cœur)

La force de ce premier roman est la beauté de l’écriture de Thomas Giraud. Pour une première œuvre, il a su faire preuve d’une maturité et maitrise de ce que doit être une vraie écriture. Ciselée, fine, somptueuse, silencieuse, littéraire. Du travail d’artiste d’art.  

La vie secrète du fonctionnaire – Arnaud Friedmann

Ah Arnaud Friedmann… Ce reeuil de nouvelles nous plonge dans les méandres de la vie secrètes du fonctionnaire, celle que l’on devine mais rudoie d’un coup d’épaule, celle qui dévisse au détour d’une statistique à remplir, celle qui d’un revers de main est bien plus humaine et sensible qu’on ne le croit.

Une chambre à écrire – une expérience littéraire imaginée et mise en œuvre par Sophie Robin (coup de cœur)

« Une chambre à écrire ». Comme Virginia Wolf en aurait rêvé, voulu. Une chambre à écrire avec l’écriture de Michele Lesbre, Juliette Mézen, Dominique Sigaud et Sophie Poirier. Une chambre à écrire  comme nul autre lieu où écrire devient synonyme de déambulation géographique, de regards et de mots qui se posent sur la feuille. Somptueux !

Le 27 avril 1986, de Prypiat à la Seyne sur mer – adaptation radiophonique de Sophie Lemp

Cette adaptation de « 86 année blanche » de Lucile Bordes est bousculante, vivante, tout en étant d’une douceur et vérité sur ce 27 avirl 1986. A lire et à écouter absolument pour ne pas oublier.

 

Dimanche en poésie

 

Des falaises – Mélanie Leblanc

Je ne saurais vous dire tous ces mots, ces sensations, ces émotions qui m’ont parcourues, conquises à la naissance des falaises. Il y a eu les photographies, les galets qui roulaient sous mes pieds, le vent s’emmêlant dans mes cheveux, la roche et ses veines, le toucher de la pierre, le gout des embruns finissant sur mes  lèvres salées.  Un joli coup de cœur au parfum d’Etretat et des falaises qui peuplent nos plages.

Dessins – Sylvia Plath

Sans bruit ttourner les pages, lire les mots, la correspondance entre Sylvia Plath et son grand amour ou avec sa mère et découvrir au fil de la lecture qu’au-delà de celle que je connaissais en tant que poète, il y avait celle qui dessinait à la plume et l’encre de chine.

 

A vous tous un grand merci.

 

Le petit carré jaune
Rétrospective 2016 – 4ème trimestre

 

 

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