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«  Célestin… Célestin… M’entends-tu petit Célestin ? Repose-toi. Tu dois être fatigué après un si long voyage. C’est la première fois que je vois un petit bonhomme comme toi aller au-dessus des nuages. Repose-toi, tu l’as bien mérité. Je vais veiller sur toi. Et après, tu me raconteras ton histoire. Je suis curieux de t’entendre. »

 

Célestin, petit garçon rêveur, à mi-chemin entre un « Petit Prince » et sa chevelure argenté et un « Anatole et sa Petite Casserole ». Célestin enfant un brin rêveur, un brin philosophe avant l’heure, un brin malicieux et volontaire. Célestin qui n’a qu’un seul et ultime rêve « rencontrer les étoiles », voler sur ses avions de papier « sans ailes », rejoindre les nuages, aller là-haut, le plus haut possible et toucher les astres scintillants,  ceux qui illuminent la nuit de leur puissantes lumières.
Célestin qui un jour de vacances, décide de fabriquer un grand avion de papier et de partir à la rencontre de ses rêves. Malgré les moqueries, les commentaires stupides et méchants de ses petits camarades d’école, il s’entête, plie, replie son papier origami, échafaude des plans (sur la comète) au compas, tire des traits et part à la recherche du meilleur terrain pour décoller, s’approcher des étoiles, s’accrocher à son rêve.  

  • « Tu as raison, c’est dommage que les grandes personnes aient abandonné leur imagination. C’est comme pour ton rêve d’aller rencontrer les étoiles. Les grandes personnes croient que jamais elles ne pourront aller rencontrer les étoiles. Du coup elles restent par terre, et ne s’envolent qu’en de rares occasions. Et lorsqu’elles s’envolent, elles redescendent dès le premier orage. »

 

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Un petit conte de Romain Niveleau, une petite histoire mi-philosophique, mi-rêveuse, mi-il-faut-croire-en-ses-possibles, en ses rêves et ses capacités, en sa volonté et sa confiance. Un petit coup de cœur comme il arrive d’en croiser au coin de ses lectures et qui donne envie de replonger dans ses envies, de fabriquer son propre avion de papier et de rejoindre les étoiles, les toucher quitte à s’en approcher, les frôler peut-être tomber mais ne pas perdre espoir, ne pas abandonner même si tout semble être le contraire, même si certaines étoiles peuvent nous perdre en chemin. Peut-être quelques longueurs dans le texte mais cela n’empêche nullement le joli petit boum doux et tendre pour un premier ouvrage, une première oeuvre.  

  • « Parfois nos rêves viennent à nous par des chemins inattendus. » 

Une illustration tout en douceur, en tendresse, qui nous engage à réfléchir sur nos rêves d’enfant et  réalités d’adultes, nos espoirs, nos volontés, courages, ce brin de folie qui reste accrocher à nous tel un fil d’Ariane de nos jeunes années. Le feutre glisse dans des teintes crèmes et nous emmènent à la découverte d’horizons hauts nuageux, étoilés, rêveurs. C’est doux dans les formes et les traits, légèrement naïf, innocent mais séduisant par sa justesse, ses détails, ses petites choses qui nous prolongent les envies, sa poésie.  

Une histoire qui nous rappelle volontiers Le Petit Prince, sa rose-edelweiss unique, ses moutons qui sont beaucoup moins libre que ceux de St Exupéry, une montgolfière lampiste, un renard-mouflon… et ces petits détails, ces références à mon cher Anatole et sa petite casserole. Un petit livre zèbre comme je les aime. Un grand merci à l’auteur pour cette belle rencontre à Angoulême lors du festival international de bandes dessinée 

  • « Les rêves des enfants d’aujourd’hui modèlent la réalité des adultes de demain » Romain Niveleau

  

Célestin et l’enfant étoile
Romain Niveleau

Scutella Editions

 

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