Petites-gouttes-de-poesie-avec-quelques-poemes-sans-goutte

« Quand le printemps est dans la rue
On se met à la fenêtre
Et l’on regarde passer les poèmes
Alors on appelle le plus beau
Et hop il vous saute au cou » 

Il y a des recueils, des livres où la magie opère dès la première page découverte, des livres où je n’ai pas du tout envie de vous livrer le récit, l’histoire ou les mots lus en cachette, dans le silence, ce silence solaire, ce petit instant entre moi et moi.

« Quand on est triste on ne tient aucune place
On pourrait se mettre dans la poche de son veston
Mais quand on est heureux
Le palais de Versailles
Serait bien trop petit »
Il y a des petites pluies fines qui se mêlent à nos états d’âme, ces larmes de fatigue, de désarroi ou de peurs, des larmes réconfortantes, nécessaires, utiles. Et puis il y a celles de joie, de rires à gorge déployée, de regards complices et de sourires échangés. Il y a tout cela qui tombe comme tombe les gouttes sortant d’un arrosoir magique qui donne le substrat à nos graines plantées.

« Le silence doit bien s’ennuyer
Dans la maison vide
Il ne sait pas que quelqu’un dans la rue
Regarde les volets clos
En passant »
Il y a tant de choses que l’on ne dit pas, que l’on murmure dans une petite goutte d’eau, tant de poésie cachée, tue, belle, posée et qui ne demande qu’à arroser notre champs, notre âme. Il y a tant de mots qui font le temps, trace la pluie, le soleil, les nuages et les étoiles, tant de mots qui ne s’offusquent pas de nos tracas mais au contraire sont un bonheur, un jardin, une oreille fine, une bouche cousue, des espoirs de petits matins, des boulevards de belles journées, des sentiers de voutes étoilées. 

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Il y a tant à dire, à se laisser bercer, à sourire, à porter, à sentir, à dorloter, à recueillir, à aimer, à s’offrir. Il y a tant de soleil à mettre dans ses escaliers, tant de paysage à ne pas piétiner, tant de proses à fêter. 

« On prend l’ombre à pleines mains
Et sans en avoir l’air
On en remplit ses poches
Jusqu’à ce qu’il ne reste plus
Que la lumière »
Il y a tant de mots qui sont poèmes, tant de sources d’ondées claires, tant de parapluie à ouvrir, s’abriter, fermer. Il y a tant que cela en est indécent de vous le raconter, de vous donner envie d’ouvrir ce petit recueil de poésie burlesque, imaginaire, hurluberlue, tendre, douce, croquignolette, émotionnelle. Ce petit recueil qui donne envie de chanter, danser, courir dans le jardin pour sentir sur son nez la goutte ruisselait sur une arête, le tout les mains dans les poches et le chapeau sur la tête.

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Quelques petites gouttes de poésie avec quelques poèmes sans goutte
comme un jour de fête, comme un Jacques Tati Pierre Albert Birot, comme un facteur apportant des lettres parce que les fleurs c’est périssable, comme un Bobi+Bobi nous embarquant dans ses douceurs crayonnées à la recherche de la goutte d’eau, trace de mot qui ne fera pas déborder le vase mais au contraire donnera le vent nécessaire à notre moulin d’âme, notre pomme d’arrosoir. 

« Petites gouttes de poésie avec quelques poèmes sans goutte » où comment tomber amoureuse de Pierre Albert Birot, de Bobi+Bobi, de cette époque avant-gardiste où on osait se confronter aux gouttes d’eau, en faire des valses dadaïstes, des terrains à irriguer de mots fantaisistes, des châteaux à habiter, des recueils à chouchouter.

Des poèmes d'une douceur incomparable que l’on a envie d’offrir autour de soi, à ses amis, ses amours, ses enfants, ses parents, à celles et ceux qui sont notre joie, nos gouttes réconfortantes, nos sources inépuisables de bonheurs imparfaits et d’instants colorés.

 

« Les jardins sont des poèmes où on se promène les mains dans les poches. »

  

Petites gouttes de poésie
avec quelques poèmes sans gouttes

Pierre Albert Birot et Bobi+Bobi

Motus

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