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« Tu ne peux contrôler tous les évènements qui t’arrivent, mais tu peux décider de ne pas être réduite à eux. Essaie d’être un arc en ciel dans le nuage d’autrui. Ne te plains pas. Fais tout ton possible pour changer les choses qui te déplaisent et si tu ne peux opérer aucun changement, change ta façon de les appréhender. Tu vas trouver une solution. Fais en sorte de ne pas mourir sans avoir accompli quelques chose d merveilleux pour l’humanité. »

Maya Angelou est une grande poète afro-américaine et se revendique comme telle. Militante et femme. Femme et militante. Noire avant tout. Humaniste toute sa vie . Proche de Martin Luther King, elle s’est adressée à la communauté noire américaine avec ses mots de femme, de combattante de l’exclusion, de la ségrégation, de l'amour. 

« Lettre à ma fille » est une longue lettre que Maya Angelou adresse à cette enfant qu’elle n’a jamais eu. Lettre à sa fille, aux filles qui peuplent sa vie, à toutes les femmes qui résident aux Etats Unis, à toutes les femmes qu’elles soient blanches, noires, de couleurs ou de confessions différentes. A nous, femmes.
Une lettre comme une preuve de son amour, de ses erreurs, de son parcours. Comme un testament offert à celles qui sont la force, la beauté, la douceur d’un pays, d’une vie.
Une longue et belle lettre où la tolérance, la bonté, la générosité, la compréhension et l’écoute, la présence de l’autre, des autres sont un/des cadeau/x, où l’apprentissage d’une vie ne se fait pas en une nuit ou une vie mais tout au long de son parcours, de sa marche, des jours et des années, des rencontres. 
Une longue lettre comme une succession de souvenirs, de ces souvenirs qui jalonnent, qui grandissent, qui nourrissent, façonnent l’existence. Elle écrit avec son cœur, sa générosité, sa colère, sa bonté, sa sagesse. Elle nous fait partager ses combats de femme, d’écrivaine, de noire, ceux qui lui ont donné ses armes, ses sourires, ses mots, sa force.

« Je ne tire aucun plaisir à participer à des actes de violence. Mais je sais qu’on devrait tous être attentif à se respecter soi-même d’abord, et, pour cela, en effet, être prêt à se défendre, si besoin est. »

« Lettre à ma fille »  n’est ni roman, ni un récit. Il est un héritage, une forme de manuscrit testamentaire que l’on aimerait adresser à sa propre fille, à ses femmes qui peuplent nos vies, nous donnent, nous forgent, nous offrent. Une lettre qui leur prouve notre amour, cet amour que nous aussi, nous leur offrons, leurs donnons. Une longue lettre que l'on aimerait recevoir d'une femme, d'une mère, de ces femmes qui ont jalonné nos vies.

« Le cœur humain est un organe sensible et délicat qui a besoin d’encouragements concrets pour ne pas chanceler dans l’épreuve. Le cœur humain est néanmoins robuste. Une fois galvanisé, il reprend son rythme à folle et inébranlable allure. »

Cette tendresse, bonté, générosité, cette force qui nous assaille lors des combats que nous menons,  cette mélancolie qui nous terrasse lors de nos fatigues ou pertes de repères, cette humanité qui nous porte. Une lettre comme un message d’amour que Maya Angelou nous adresse. Une lettre que l’on lit avec patience, bonté, grappillant ces lignes de vie comme des lignes d’une soif de liberté, d’égalité, de fraternité, comme des messages d’une femme pour une autre femme, d’une mère pour sa fille. 

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Un texte engagé mais surtout humaniste. Un texte simple, bon, uppercut, éveillé et éveillant. Un texte vivant, une lettre que l’on aimerait toute recevoir, lire, découvrir, prendre, aimer et se grandir dessus, sur ces mots, sur Maya, sur sa vie, sur la nôtre. Faire de ses mots, les nôtres. Devenir elle, être nous. Soi. Etre en paix et s’accepter, accepter la femme qui est en nous. En soi. 

Un magnifique texte, une sublime lettre qui une fois lu, donne envie d'écrire aux femmes, ces femmes que l'on aime, à ses filles qui jalonnent notre vie.

« J’ai appris à aimer mon fils sans vouloir le posséder, et je me souviens lui avoir appris à apprendre tout seul. »

« Je pense qu’on ne devrait jamais être brutal en rien, mais être honnête est merveilleusement libératoire. On n’a pas besoin de toujours dire ce qu’on sait, néanmoins on devrait au moins faire l’effort de dire que des paroles vraies. »

« Ma fille, vois les choses ainsi : lorsque les gens t'évitent, savoure le temps qu'ils te laissent pour méditer et pour réfléchir aux soins à donner à ce qui t'affecte vraiment.» 

« Tu ne peux contrôler tous les événements qui t'arrivent, mais tu peux décider de ne pas être réduite à eux » 

 

A retrouver sur le blog de winnie the pooh, Joëlle 
 

Lettre à ma fille
Maya Angelou

Notablia

 

L'amour libère - Maya Angelou