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« Il  y a une vache dans la brique de lait. Aucun doute possible.
Sur la boite des petits pois sont dessinés des petits pois, sur la  boite des sardines sont dessinées des sardines, sur le paquet de céréales sont dessinées des céréales. Donc, puisqu’une vache est dessinée sur la brique de lait, c’est qu’il y en a une à l’intérieur »

On a tous plus ou moins entendu cette fameuse phrase « Papa c’est quoi cette bouteille de lait ? ». Mais sait-on déjà demander ce qu’il y avait dans une brique de lait ? Avons-nous pensé un jour qu’une brique de lait pouvait renfermer une vache au même titre qu’une boite de petit pois conserve des petit pois et qu’un paquet de pâtes garde au sec des pâtes qu’elles soient spaghetti ou torsades. 

Alors oui pourquoi il n’y aurait pas une vache dans la brique de lait ? Hein oui ? Pourquoi pas ?  

Bien sûr des vaches, il y en a dans les champs. Vu de loin, elles sont de la bonne taille pour entrer dans une brique. Noires et blanches ou limousines, qu’importe une vache est une vache et elle donne du lait. Et le lait ça aide à grandir, à devenir fort. Fort comme un bœuf ! Fort comme une boite !
Alors si on se penche sur la brique de lait, qu’on se met à regarder par le bec verseur, peut-être qu’avec un
  peu de chance, on apercevra la queue ou le museau de la vache ? Allez savoir. Vous avez déjà essayé ? 

Une irrésistible petite histoire de Sophie Adriansen mise en couleur et tendresse par Mayana Itoïz. Une jolie bulle de joie et de gaieté qui nous fait revenir en enfance, envisager sous un autre jour ce qu’est cette fameuse brique de lait, cette boite de carton de 1L au liquide blanc que l’on verse dans nos bols au chocolat, ce liquide qui nous redonne ce goût de l’enfance, des petits déjeuners espiègles, l’ami premier bien avant le fameux Ricoré chicorée.  Cette boite qui une fois vide devient un objet à recycler
Tout en rire et en malice, Sophie Adriansen nous invite à voyager dans le pays des vaches et du lait. On entre dans l’espièglerie, la malice et on en vient nous aussi à nous poser des questions : où se trouve la vache qui fabrique le lait, comment est-elle entrée dans cette brique rectangulaire, où paitre – elle lorsque la dîte brique est enfermée dans le frigo aux parois froides ? … Irrésistible. 

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Irrésistible de fraicheur, de gaieté, de petites phrases qui nous font replonger illico presto en enfance, avec son lot de question auxquelles nous adultes, nous ne savons quoi répondre alors qu’il est si simple de croire en effet, que dans chaque brique de lait, une vache s’y est glissée.  Irrésitible aussi de modernisme, de questions écologiques et logiques. Que faire de la vache quand la brique est vide ?

Illustrée et colorée par Mayana Itoïz (la Mayana du Loup en slip, référence suprême en matière de rires), « la vache de la brique de lait », est un univers à elle toute seule. On retrouve son coup de crayon, sa force et sa tendresse dans chaque page. Joyeuse, l’histoire est remplie de petits clins d’œil à nos petits déjeuners farceurs. Le trait est tonique et à la fois fin, doux, tendre comme peut l’être l’enfance. On y retrouve tout l’univers de la décoration vache à souhait, le côté désuet et moderne de la vache et ses briques cartonnées. Des vaches en veux-tu en voilà même dans les rêves, mêmes sur les tables ou dans les déchetteries. Des vaches bio, des vaches propres, des vaches rigolotes. 

Bref avec la vache de la brique de lait, je sais dorénavant une chose «  c’est qu’avec les vaches, on n’est jamais à l’abri d’une surprise. » Et juste pour cela, je plébiscite dès demain et à tous les petits déjeuners de regarder au fond de la brique ou la bouteille de lait, si une vache ne s’y trouve pas en train de meugler. 

Meuhhhhhh !!!
 

La vache de la brique de lait
Sophie Adriansen et Mayana Itoïz
Frimousse

 

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