05 juillet 2016

Notre Chateau - Emmanuel Régniez

  « C’est à 11h03, le samedi 2 avril, que l’on a sonné à la porte de Notre Château.C’était extraordinaire. Cela n’arrive jamais. On ne sonne pas chez nous. On ne sonne jamais à la porte de Notre Château. »  Il y a quelque chose d’incroyable dans cette aventure des 68 premières fois, incroyable et bien réel : tomber sur des livres, des histoires que nous n’aurions jamais abordé, des récits à l’opposé du style habituel de littérature, de son univers… Enfin bref, tout ce qui pourrait aux premiers abords, nous... [Lire la suite]

23 juin 2016

"Ce qui nous sépare" Anne Collongues

« Ce qui n’est pas dit n’est pas pour autant effacé. La vérité dissimulée pèse double, comme des vêtements mouillés. »   C’est l’histoire de ceux que je croise tous les jours, ceux que je vois, mémorise, regarde, imagine. C’est l’histoire de tout ce qui nous sépare et finalement de tout ce qui nous rapproche, tout ce qui est nous, eux, vous, toi, moi. C’est notre histoire, celle des matins chagrins, ensoleillés, farceurs, des soirs fatigués, rieurs, saugrenus. C’est l’histoire de ceux que l’on oublie de regarder... [Lire la suite]
18 juin 2016

" Le carré des Allemands " Jacques Richard

  « Tous les moi que je suis, enchâssés l’un dans l’autre depuis le tout premier. Toutes mes innocences dès le premier mensonge. Chacun enchevêtrée à chacune des autres. Tous les mensonges enchevêtrés d’innocence. Toutes les innocences érodées de mensonges, usées, flétries, et toujours aussi nues, fragiles, vraies, les mains croisées sur la poitrine frêle. Tous les moi ingénus, transparents obscurs, anciens, impurs, intacts Ils sont tous là. Tout le temps, tous les jours. Chacun parle, chantonne, ment, crie, joue, triche... [Lire la suite]
01 juin 2016

" De nos frères blessés " Joseph Andras

  « Fernand lui avait toujours dit qu’il condamnait, aussi bien moralement que politiquement, la violence aveugle, celle qui frappe les têtes et les ventres au hasard, corps déchiquetés aux aléas, coups de dés, la sordide loterie quelque part dans une rue, un café ou un autobus. S’il défendait les indépendantistes algériens, il n’approuvait pas certaines de leurs méthodes : on ne combat pas la barbarie en la singeant, on ne répond pas au sang par son semblable. »  Ce roman…  Difficile de vous en... [Lire la suite]
23 mai 2016

"Giboulées de soleil" Lenka Hornokova Civade

« Il faut le préciser, on est des bâtardes de mères en filles, comme certains sont des boulangers ou rois. Aujourd’hui, il n’existe plus de boulangers. Ils ont été remplacés par des boulangeries industrielles qui crachent du pain sans âme. Les rois n’existent plus non plus et ont été remplacés, eux, par le Parti Communiste. ll faut maintenant être communiste de pères en fils. L’avantage avec le communisme, c’est que chacun peut l’adopter, alors que normalement il n’y a qu’un seul roi par pays. »   ... [Lire la suite]
14 mai 2016

"Jupe et pantalon" Julie Moulin

  « Une jambe aussi a le droit de parler ! tu te donnes un genre, Brice, parce que tu es un bras, mais tu n’es pas si différente de moi. Tu appartiens au corps de la même femme. Un corps qui l’oblige et qu’elle refuse. Mais nous sommes plus qu’un corps. A. n’est pas seulement cette femme, c’est un être humain, un concert de voix, qui toutes ont un sens. J’ai du sens en tant que jambe. On n’était pas si mal Ensemble… »  Je n’y croyais pas, je ne pensais pas. J’avais lu des billets de-ci de-là, des préjugés,... [Lire la suite]

01 mai 2016

" Brillante " - Stéphanie Dupays

« Nutribel ne se contentait pas d’attirer les meilleurs salariés par des gratifications financières. L’entreprise avait compris que le lien le plus fort n’est pas pécuniaire, il est affectif. Nutribel offrait plus que de l’argent à ses salariés. Elle leur offrait une identité. En échange de leur force de travail, elle les boostait à la reconnaissance » Claire est une trentenaire comblée. Diplômée d’une grande école, elle occupe un beau poste dans un groupe agro-alimentaire où elle construit sa carrière avec talent.... [Lire la suite]
27 avril 2016

" De ce pas " Caroline Broué

  « Je cherche à construire, c’est plus vaste. Construire c’est aller des fondations au dernier étage de la maison. C’est à la fois bâtir en partant de rien, fixer ensemble les différentes parties d’un objet, élaborer quelque chose, et disposer dans un certain ordre. »  De petits pas en enveloppés, de portées en solos, d’arabesques en fouettés, construire une relation, un couple, nécessite de poser les fondations, de développer pierre par pierre, pas à pas, les étapes qui consolideront la bâtisse,... [Lire la suite]
19 avril 2016

"Comme neige" Colombe Boncenne

  « Paris, le vendredi 16 mai 2012,  Cher Monsieur,  Admirateur de votre œuvre depuis plus de dix ans, je suis chacune de vos publications avec grand intérêt. Il y a un mois, il m’est arrivé une chose bien étrange : j’ai acheté dans une librairie bourguignonne un roman signé de votre nom, intitulé Neige Noire, publié en 2000 aux éditions du Miroir. Je ne connaissais pas ce roman et il m’est apparu que je n’étais pas le seul puisque, indépendamment de l’exemplaire que j’ai lu (et malheureusement égaré... [Lire la suite]
15 avril 2016

" Branques " Alexandra Fritz

    « Voici l’extase, j’ai enfin réussi quelque chose, un déterminant, une exception à la vulgate et aux communs, je suis de ces bergères surplombant la lande, montées sur pilotis, survolant, légères, tristes aplats, tristes fougères. Intra-muros, je connais gloire et sorties de route non identifiées, explosions à jamais intimes et nourricières ; folle parmi les fous, branque parmi les branques. Je m’invite à serrer plus tendrement encore frissons et pâmoisons sous mon sein, à lever des yeux clos de lumière sur... [Lire la suite]