30 juillet 2016

"Ahlam" Marc Trévidic

    « En arabe, Ahlam signifie les rêves. » Lorsqu’en 2000 Paul, célèbre peintre français, débarque aux Kerkennah en Tunisie, l’archipel est un petit paradis pour qui cherche paix et beauté. L’artiste s’installe dans « la maison de la mer », noue une forte amitié avec la famille de Farhat le pêcheur, et particulièrement avec Issam et Ahlam, ses enfants incroyablement doués pour la musique et la peinture. Peut-être pourront-ils, à eux trois, réaliser le rêve de Paul : une œuvre unique et totale où s’enlaceraient tous... [Lire la suite]

26 juillet 2016

"Moro-sphinx " Julie Estève

« Elle renifle les parfums des corps qui rapinent l'air et elle regarde les couples s'aimer. On dirait qu'ils le font exprès de s'aimer dehors, de montrer au monde comme ils s'aiment. Elle les condamne à mort dans des phrases qu'elle murmure -Crève ! Toi et toi : tu crèves-. Alors elle vise les yeux des hommes en jouant de ses hanches et de son cul comme le pendule d'une horloge. Ils matent, toujours, sa bouche, ses seins, ses jambes, tout ce qu'ils peuvent glaner pour la baiser quelques secondes avant de s'éloigner et de glisser... [Lire la suite]
23 juillet 2016

"Les brasseurs de la ville" Evains Wêche

  « Quand je descends en ville, je suis toujours impressionnée. On n’explique pas Port-au-Prince.  On vit Port-au-Prince. Je n’ai jamais vu quelqu’un s’habituer à cette ville, elle impressionne toujours. Pour moi, Port-au-Prince est un cri de douleur. L’accouchement de la vie y est un film d’horreur où les acteurs croient que tout est normal. […]Port-au-Prince est un piège. »  Certains romans sont des venins. Ils s'immiscent sous votre peau, vous placent face à la misère, la putain de misère, vous défient... [Lire la suite]
05 juillet 2016

Notre Chateau - Emmanuel Régniez

  « C’est à 11h03, le samedi 2 avril, que l’on a sonné à la porte de Notre Château.C’était extraordinaire. Cela n’arrive jamais. On ne sonne pas chez nous. On ne sonne jamais à la porte de Notre Château. »  Il y a quelque chose d’incroyable dans cette aventure des 68 premières fois, incroyable et bien réel : tomber sur des livres, des histoires que nous n’aurions jamais abordé, des récits à l’opposé du style habituel de littérature, de son univers… Enfin bref, tout ce qui pourrait aux premiers abords, nous... [Lire la suite]
23 juin 2016

"Ce qui nous sépare" Anne Collongues

« Ce qui n’est pas dit n’est pas pour autant effacé. La vérité dissimulée pèse double, comme des vêtements mouillés. »   C’est l’histoire de ceux que je croise tous les jours, ceux que je vois, mémorise, regarde, imagine. C’est l’histoire de tout ce qui nous sépare et finalement de tout ce qui nous rapproche, tout ce qui est nous, eux, vous, toi, moi. C’est notre histoire, celle des matins chagrins, ensoleillés, farceurs, des soirs fatigués, rieurs, saugrenus. C’est l’histoire de ceux que l’on oublie de regarder... [Lire la suite]
18 juin 2016

" Le carré des Allemands " Jacques Richard

  « Tous les moi que je suis, enchâssés l’un dans l’autre depuis le tout premier. Toutes mes innocences dès le premier mensonge. Chacun enchevêtrée à chacune des autres. Tous les mensonges enchevêtrés d’innocence. Toutes les innocences érodées de mensonges, usées, flétries, et toujours aussi nues, fragiles, vraies, les mains croisées sur la poitrine frêle. Tous les moi ingénus, transparents obscurs, anciens, impurs, intacts Ils sont tous là. Tout le temps, tous les jours. Chacun parle, chantonne, ment, crie, joue, triche... [Lire la suite]

01 juin 2016

" De nos frères blessés " Joseph Andras

  « Fernand lui avait toujours dit qu’il condamnait, aussi bien moralement que politiquement, la violence aveugle, celle qui frappe les têtes et les ventres au hasard, corps déchiquetés aux aléas, coups de dés, la sordide loterie quelque part dans une rue, un café ou un autobus. S’il défendait les indépendantistes algériens, il n’approuvait pas certaines de leurs méthodes : on ne combat pas la barbarie en la singeant, on ne répond pas au sang par son semblable. »  Ce roman…  Difficile de vous en... [Lire la suite]
23 mai 2016

"Giboulées de soleil" Lenka Hornokova Civade

« Il faut le préciser, on est des bâtardes de mères en filles, comme certains sont des boulangers ou rois. Aujourd’hui, il n’existe plus de boulangers. Ils ont été remplacés par des boulangeries industrielles qui crachent du pain sans âme. Les rois n’existent plus non plus et ont été remplacés, eux, par le Parti Communiste. ll faut maintenant être communiste de pères en fils. L’avantage avec le communisme, c’est que chacun peut l’adopter, alors que normalement il n’y a qu’un seul roi par pays. »   ... [Lire la suite]
14 mai 2016

"Jupe et pantalon" Julie Moulin

  « Une jambe aussi a le droit de parler ! tu te donnes un genre, Brice, parce que tu es un bras, mais tu n’es pas si différente de moi. Tu appartiens au corps de la même femme. Un corps qui l’oblige et qu’elle refuse. Mais nous sommes plus qu’un corps. A. n’est pas seulement cette femme, c’est un être humain, un concert de voix, qui toutes ont un sens. J’ai du sens en tant que jambe. On n’était pas si mal Ensemble… »  Je n’y croyais pas, je ne pensais pas. J’avais lu des billets de-ci de-là, des préjugés,... [Lire la suite]
01 mai 2016

" Brillante " - Stéphanie Dupays

« Nutribel ne se contentait pas d’attirer les meilleurs salariés par des gratifications financières. L’entreprise avait compris que le lien le plus fort n’est pas pécuniaire, il est affectif. Nutribel offrait plus que de l’argent à ses salariés. Elle leur offrait une identité. En échange de leur force de travail, elle les boostait à la reconnaissance » Claire est une trentenaire comblée. Diplômée d’une grande école, elle occupe un beau poste dans un groupe agro-alimentaire où elle construit sa carrière avec talent.... [Lire la suite]