23 septembre 2018

Peire Aussane Deux stations avant Concorde

  « La vie m’étreint ou me blesse mais ne me délaisse et ne me déçoit jamais. Si je tombe, ce n’est jamais que de ma hauteur, insignifiante comparée à celle, vertigineuse, du bonheur à être dans l’existence, je veux dire à participer à la fabrication de son existence. Sa propre voie. Une vie, une voie. Sinon, c’est qu’on a abandonné la partie, qu’on s’en est remis au religieux. Si on suit tous la même voie, c’est qu’on n’a pas pris le bon embranchement, c’est qu’on a raté la rencontre avec soi-même. C’est vivre à côté de... [Lire la suite]

20 septembre 2018

Coline Pierré "Eloge des fins heureuses"

  « Comme elle (Audour Ava Olasdotir), j’écris pour tenter de réparer le monde lorsqu’il perd son sens, et pour mettre la pagaille quand tout est trop propre et trop aligné. J’écris par mégalomanie, pour devenir présidente de l’univers. J’écris de la fiction pour créer le monde qui me manque, pour inventer une autre réalité possible, pour réécrire le passé et projeter le futur, pour fuir et pour plonger les mains dans le cambouis. J’écris pour qu’il y ait un endroit au moins où je me sente à ma place. […] J’écris... [Lire la suite]
19 septembre 2018

Morizur et Montgermont "Bleu pétrole"

  « Octobre 1961. D’aussi loin que je me souvienne, on m’a toujours surnommé Bleu. Peut-être à cause de mes yeux ou de ceux de ma mère ou bien parce que c’est le premier mot que mon frère a prononcé en me voyant. Certains aiment raconter qu’à l’époque mon père chantait un tube baptisé bleu. La légende dit aussi que la première fois que j’ai vu la mer… Je ne cherche pas à démêler le vrai du faux, mes souvenirs se mêlent à ceux des autres, aux histoires et aux dires, aux interprétations, pour créer une mémoire collective,... [Lire la suite]
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17 septembre 2018

Dimanche en poésie Thomas Vinau "Comme un lundi, carnet de bord assis tout au bord du temps"

  « De l’usure. Des questions. Des matins sans lumière. Des journées qui s’empilent comme des mauvais Légo. Nos yeux se rapprochent du sol. Parfois nos bouches restent closes et le silence court comme une petite lune de rasoir sur la langue que nous inventions. Nous en perdons l’usage, jusqu’au lendemain, quand un nouveau soleil grimpe encore sur les troncs. On se mouche. On s’embrasse. Il fait trop froid pour ne pas mettre un pantalon. La course recommence. Le bébé pleure. Il est bientôt sept heures. Tu me souris... [Lire la suite]
14 septembre 2018

L'été jaune carré - Edition 2018

Et puis cela arrive, ça ne prévient pas quand mais il faut se faire une raison…. L’automne pousse l’été vers le dehors. Tout doucement. Sans bruit ni violence, avec la caresse des premières feuilles qui jaunissent le gazon. Laisser l’été, l’automne est là. Les tables des librairies regorgent de nouveaux romans qui attendent, impatients, une lecture, une gloire, une caresse ou simplement un lecteur qui prendra le temps de découvrir qui se cache sous les couvertures.  Difficile de clore ce chapitre, de se dire que l’été jaune... [Lire la suite]
13 septembre 2018

Juliana Léveillé Trudel "Nirliit"

 « La route est longue jusqu’à chez toi, Eva. Salluit, 62e parallèle, bien au delà de la limite des arbres, Salluit roulé en boule au pied des montagnes, Salluit le fjord au creux des reins, et, seize kilomètres plus loin seulement, le grand détroit d’Hudson qui te conduira peut être jusqu’à l’Océan Arctique, qui sait. Il faut venir par les airs, comme les oies, nirliit, je refais inlassablement le chemin du sud au nord puis du nord au sud, chaque fois que l’été revient, chaque fois que l’été se termine. » ... [Lire la suite]
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12 septembre 2018

Jung "le voyage de Phoenix"

  «  Quel est le sens de la vie ? Une question que je me suis souvent posée dans ma jeunesse. Je cherchais désespérément une réponse comme si elle existait dans un livre. Je naviguais à vue en cherchant à combler un vide. Et pourtant depuis quelques temps ma vie n’était pas dénuée de sens. Mon corps avait envie de sourire. La vie s’était installée en moi. J’avais envie de vivre. Je m’appelle Jennifer et j’avais vingt-trois ans ! […] . Aujourd’hui j’en ai quarante-cinq et je vis dans la banlieue de Minneapolis... [Lire la suite]
10 septembre 2018

Julie Estève - Simple

  « Antoine Orisni est mort et le soleil n’y peut rien. Sous le cagnard, les herbes des jardins, les bougainvilliers, les feuilles des citronniers : tous les bossus. C’est pareil avec  les corps. » Il est toujours délicat de parler d’un roman que tout le monde plébiscite, hurle au génie de la rentrée littéraire, quasi à la belle et grande surprise de l’année. Il n’est jamais facile d’en parler lorsqu’on a lu les chroniques de Nicole, Nicolas, Moka, Alexandra, Joëlle, Charlotte, Amélie Amandine, et tant... [Lire la suite]
08 septembre 2018

Un été jaune Carré sophie Lemp et Lucile Bordes

  La cabane à motsSophie Lemp - Lucile BordesUn été jaune carré
06 septembre 2018

Un été jaune carré Sophie Lemp et Lucile Bordes "Cartes Postales"

    Cartes postalesSophie Lemp et Lucile BordesUn été jaaune carré