14 mai 2018

Angélique Villeneuve Anaïs Brunet "Le Grand Poulpe"

  «  Dans les forêts sous la mer se promène le Grand Poulpe. Comme ceux de son espèce, il a énormément de bras. Habillés de ventouses, ils sont longs et habiles. Chacun a une mission spéciale. » Dans les forêts de l’océan, sous la mer et ses vagues tumultueuses, mystérieuses, vit le Grand Poulpe, terrible bête aux tentacules monstrueuses, terrible octopus, poulpou, pieuvre aux légendes carnassières et intrigantes. Sous la mer, dans la forêt vit cet animal rouge aux bras collants, habiles et longs. Mais pourquoi tant... [Lire la suite]

13 mai 2018

Patrick Da Silva "Les pas d'Odette"

  «  Même à pas menus, même.Oui menus, désormais, mais pour autant jamais comptés.Pour autant, tout menus qu’ils sont devenus, pas plus comptés qu’avant, lorsqu’il étaient, les pas, plus grands. Plus grands, plus vites, et plus allants. Avant, quand elle était juste mémé, mémé, sans qu’il y faille rien ajouter, vu qu’elle était la seule de sa catégorie. Vu que l’autre, c’était Omi ou mamie. Mais maintenant qu’elle a pris un galon de plus aux épaulettes il faut bien  le précise, il faut bien dire Odette en plus de... [Lire la suite]
10 mai 2018

Jean Baptiste Gendarme " la nuit et des poussières"

  « Toute sa vie, on court après quelque chose,  on veut aller au bout du monde pour raconter des histoires, comprendre les autres, donner à voir l’univers à ceux qui ne le voient pas. On gagne des médailles, on nous épingle des décorations sur nos vestes, on serre la main des puissants : grand patrons, hommes politiques, hommes et femmes remarquables. On écrit des livres, réalise des films, on chante, on danse, on construit des ponts… Et un jour, on se réveille dans notre lit sans savoir qui est la personne... [Lire la suite]
09 mai 2018

" Harvey " Hervé Bouchard - Janice Nadeau

« C’est maman Bouillon qui est venue nous réveiller. Nous n’irons pas en classe aujourd’hui. Nous allons enfiler nos vêtements du dimanche et partir au salon funéraire  voir papa bouillon et nous tenir comme il faut. D’accord. Nous avons enfilé nos vêtements du dimanche. Puis nous avons attendu la tante Mélina, qu’elle vienne nous prendre avec son char. Le nôtre il était là, dans l’entrée. Ça faisait drôle de voir notre char dans l’entrée qui n’allait pas bouger de la journée, ni demain, ni après-demain, ni après-après... [Lire la suite]
07 mai 2018

Gabrielle Tuloup " La nuit introuvable"

  « Depuis quelques temps la vie est parfois un peu floue. J’ai du mal à distinguer hier d’avant-hier, et les mots qui ont une consonance proche prennent un malin plaisir à jouer à cache-cache les uns derrière les autres. Evidemment il y a des ruses, noter l’heure des rendez-vous, ne pas oublier sa liste de courses, trouver un synonyme quand le mot juste file dans un recoin du cerveau. On peut toujours réussir – pour un temps du moins – à garder haute cette tête qu’on finira par perdre tout à fait. On peut s’arranger, comme je... [Lire la suite]
06 mai 2018

Jean François Pocentek "Gens du Huit Mai"

« J’aime la pluie, et j’aime marcher. Je suis venu tôt un matin, marcher ici. Vous dormiez tous encore. Je ne dirai pas que je vous ai vu. C’est mon secret. Il en faut dans un carnet intime, même le carnet des autres.Et puis, il me fallait marcher pour rencontrer ceux qui n’aiment pas être pris dans les intérieurs. »  Place du Huit Mai, le bloc Havret, quelque part entre ici et un ailleurs, un nord parisien et un nord de «  j’chui ichi ». Des parpaings, des tours, des rues qui serpentent entre des immeubles... [Lire la suite]

04 mai 2018

PolaroïdS "L'un ne va pas sans l'autre"

Il y a une ampleur qu’elle n’atteint pas. Jamais.  Elle dit, je suis comme une enfant qui ânonne l’histoire de sa vie. Ses mots sont des avions en papier mal pliés. Condamnés à l’écrasement sur le bitume.  Elle voudrait. Toujours elle voudrait, mais rien ne vient. Le réel est un caillou sous son pied et sa chute est sans fin.  Elle dit, il faudrait peut-être, sans doute, pourquoi pas. Manger bio. Méditer tous les matins. Ou seulement se dire que ce n’est pas possible. Etre réaliste. Point. Elle ne sait pas faire... [Lire la suite]
02 mai 2018

"Charlotte et Moi" tome 2 - Olivier Clert

  Qui soutient l’autre ? Qui est présent et porte une affection à l’autre ? Qu’importe leurs faiblesses, leurs échecs, leurs quêtes, ils marchent, avancent vers cette grande ville qui s’ouvre devant eux, vers la lumière qui semble se lever juste pour Gus et Charlotte. Qu’importe leurs rêves, ils avancent cahin-cahin, main dans la main, le pas déséquilibré se rattrapant dans le pas de l’autre. Ils osent.  « On commence avec deux forcément. Et puis on en ajoute. On les colle, on les croise et petit à petit ça se... [Lire la suite]
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01 mai 2018

"Tout petit" Marie Sellier - Ilya Green

      « Mon tout petit, mon tout petit plein de vie… »  « Mon tout petit, mon tout petit plein de vie »… cette lettre je te l’adresse. Cette lettre que tu ne liras que si tu te lis. Plus tard. Peut-être.  « Mon tout petit plein de vie ». Sur cette terre, tu trouveras bien plus grand que toi, bien plus grand que tout ceux qui te regardent petitement. Tu trouveras ceux qui te réchauffent, telle cette couverture qui orne tes jambes et ce pelage doux dans lequel tu passes ta... [Lire la suite]
29 avril 2018

Michèle Lesbre "Un certain Felloni"

  « Son corps est enfoui dans la neige. La nuit humide est peuplée de bruits étranges. Une rumeur de fond de mer. Il ne bouge pas. Quelque chose grésille près de son oreille et dans sa tête douloureuse où se fige une vague immense, dure comme la neige gelée, froide comme son corps échoué sur le trottoir, à côté des autres dans le silence de la ville. »   Ferrare, Nord de l’Italie, les années obscures d’un gouvernement aux chemises fascistes et au chapeau de feutre en forme de cône. Des hommes en noirs hurlant... [Lire la suite]