22 novembre 2016

" La recette des parents " Martin Page - Quentin Faucompré

«  La recette n’était pas bonne.Olga proposa à ses camarades d’ajouter des ingrédients plus étranges.Le soir même, les enfants posèrent l’entonnoir sur l’oreille des Papas et des Mamans. Ils y firent glisser des paillettes de couleur, des fruits exotiques, des instruments de musique, des fleurs…Le lendemain matin, le résultat fut étonnant. »  Prenez un Martin Page. Ajoutez du Quentin Faucompré. Mélangez les ingrédients au gré de vos envies, de vos humeurs, de vos joies et peines. Secouez. Innovez en rajoutant ce... [Lire la suite]

20 novembre 2016

" Celui-là est mon frère " Marie Bartholet

« En te voyant, j’ai pensé que tu étais revenu pour moi, pis que tu avais vieilli. Je me trompais. Déjà tu souhaitais repartir. Et ce n’était pas tant que tu avais vieilli, tu étais transformé – défiguré, allais-je dire – par la brûlure d’une foi neuve. »  Ecrire ce billet un soir de vote est déjà quelque chose d’éminemment politique. Ecrire sur ce roman est quelque part déjà un geste revendicatif, universel, intemporel, citoyen. Car « Celui est mon frère » de Marie BARTHELET ne peut laisser indifférent... [Lire la suite]
13 novembre 2016

"Anguille sous roche" Ali Zamir

«  la vie d’un individu est un immense château caverneux où l’on trouve des antichambres, des chambres et des caves, […] la vie d’un individu est un ensemble de pièces éclairées et de pièces sombres tenues secrètes, chacun de nous est presque un océan, donc on est dans ce monde comme dans une immensité composée de tant d’océans, dont la profondeur de chacun révèle l’existence indiscutable d’une variété inépuisable de créatures, et tout cela on ne peut pas l’apprendre du jour au lendemain dans des morceaux de journaux comme... [Lire la suite]
30 octobre 2016

"Des falaises" Mélanie Leblanc

« La loi de la pesanteur qui agit sur la poésie engage non seulement une force vers le bas, mais aussi une attraction vers le haut. » Roberto Juarroz « fragments verticaux »  Des Falaises, Mélanie Leblanc et sentir l'oxygène, l'air, le vent, l'herbe, les embruns, l'océan, les pierres, la craie, les galets, la pluie, la brume... Manger, bouche ouverte, du tout, le tout. S'enivrer des mots-regards, se réchauffer à la lumière qui filtre par les nuages. Boire à plein vent.Grandir le ciel, la mer, la falaise.De... [Lire la suite]
29 octobre 2016

" Rose à petit pois" Amélie Callot et Geneviève Godbout

  « Une rose, une marguerite une tulipe », une rose, une marguerite, une tulipe et tout un village, un bistrot au bout du chemin, des habitants et Adèle. Adèle qui confectionne des bouquets qu’elle pose délicatement sur chaque table de son café perdu au pied d’une falaise crayonneuse faisant face à l‘océan. « Une rose, une marguerite, une tulipe » comme ces odeurs florales qui viennent enjoliver la vie du village et le Tablier à pois. Tout en lissant ses cheveux et en illuminant de son sourire et sa bonne... [Lire la suite]
27 octobre 2016

AmeGraphique " ENCRE"

Depuis un mois, je me demande comment venir à bout de ce mot, comment ne pas ternir, assécher cette veine, ces écrits, dessins, graphismes, regards, comment trouver encore ce qui grise, bleuit, verdit, rougeoie, jaunit, colore la feuille. Comment encrer, comment photographier ce mot sans tomber dans le cliché de la folle écriture qui coure sur le papier ? Comment ne pas tomber dans la folle cavalcade de ce liquide qui glisse, teinte le support, le rend vivant, fluide, gracieux, généreux ? Cette ENCRE. (merci Julie Moulin... [Lire la suite]

25 octobre 2016

"Vivre près des tilleuls " L'AJAR

    « Elles m’avaient dit la douleur, comme on répand la menace pour mieux la conjurer. Elles m’avaient conté la douceur, sans vraiment la nommer. Elles avaient commenté l’attente, l’impatience, la lourdeur. Je les avais écoutées sans les croire, ne voulant rien imaginer, persuadée que pour moi, tout serait différent. Rien n’a été différent mais c’était mon histoire. Elles parlaient d’amour intense et immédiat, de symbiose et d’instinct. J’ai eu l’impression – dans la sueur, la lutte, les odeurs de corps et de vie –... [Lire la suite]
23 octobre 2016

"La vie secrète du fonctionnaire" Arnaud Friedmann

  « On peut rentrer chez soi, prendre le temps d’une douche, le temps de ranger ses affaires. Passer un appel à son N+1 pour lui dire qu’on ne viendra pas cet après-midi ? Qu’on lui expliquera, oui. Demain. D’ailleurs, demain, on ne sait pas si on viendra non plus. Ça va, oui, plutôt bien, même. Il y a eu des grèves, mais ce n’est pas la raison. Ce n’est pas la raison puisqu’on est chez soi, à l’heure prévue. Allongée dans son lit, fenêtre ouverte, à se demander si on osera pour de bon, demain, après-demain, ne pas... [Lire la suite]
22 octobre 2016

"Boulevard des sms" Brigitte Fontaine, Alfred

      « Qu’est-ce qu’on nous a fait ?Combien de mains nous a-t-on coupées ?Comment a-t-on pu se résigner ?Qu’est-ce que c’est que cette absence de nous en nous, que nous faisons tourner entre nos doigts comme une tasse vide ? »  « Ne prenez pas vos désirs pour des banalités. »   J’ai ouvert ce recueil comme on ouvre la poésie chantante de Brigitte Fontaine : avec fougue et ivresse, avec cette tendresse et ces mots, cette personnalité étrange qui nous... [Lire la suite]
15 octobre 2016

"Elisée avant les ruisseaux et les montagnes" Thomas Giraud

J’ai longtemps cru qu’Elisée ne pouvait être qu’un prénom féminin, que celle qui le portait, ressemblait comme deux gouttes d’eau à ce prénom second que je porte. Elisée comme Elise, sœurs de mots, de marches, de cailloux amassés et gardés soigneusement dans mes poches. Elisée, comme une source d’eau douce, un filet qui coule de la montagne vers la mer, de l’amont vers l’aval, un torrent à la fois impétueux, fort, doux, naissant.  Dans  « Elisée avant les ruisseaux et les montagnes » de Thomas Giraud, Elisée est... [Lire la suite]