31 décembre 2014

2015 : laisser flotter les rubans

Voilà je m'étais dit pas de bilan, de rétrospective, pas de mode à me regarder le nombril. Et puis au détour d'un carnet, ce soir ma page s'est remplie. Impossible d'arrêter ma main, les mots, dans leur élan, se couchaient sur la feuille. D'une blancheur incomparable elle devenait bleu outre-mer. Alors j'ai laissé faire.   2014, je n'y revendrais pas. Je ne sais si elle a été une année bénéfique ou non. Elle a eu de sacrées obstacles qui se sont dréssées sur son chemin mais comme tout sentier j'ai entrepris de découvrir... [Lire la suite]

18 décembre 2014

Parce que Hugo - Les contemplations

  Demain, dès l'aube...   Demain, dès l'aube, à l'heure où blanchit la campagne, Je partirai. Vois-tu, je sais que tu m'attends.J'irai par la forêt, j'irai par la montagne. Je ne puis demeurer loin de toi plus longtemps.Je marcherai les yeux fixés sur mes pensées, Sans rien voir au dehors, sans entendre aucun bruit, Seul, inconnu, le dos courbé, les mains croisées, Triste, et le jour pour moi sera comme la nuit.Je ne regarderai ni l'or du soir qui tombe, Ni les voiles au loin descendant vers Harfleur, Et quand... [Lire la suite]
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15 décembre 2014

Nicolás Muller : traces d'un exil

" La photographie est la seule expression qui est l'oeuvre d'une fraction de seconde. Le peintre, le sculpteur ou l'architecte mettent longtemps à accoucher de leur création,  alors que le photographe doit saisir l'instant qui s'évanouira à jamais,  le fixer et exprimer sa pensée dans l'image captée. Du moins c'est mon idée de la photographie" Nicolás Muller   En ce moment se tient au Château de Tours une exposition du Jeu de Paume sur un photographe hongrois Nicolás Muller (Orosháza, Hongrie, 1913-Andrín,... [Lire la suite]
09 décembre 2014

"Le livre qui console" Marie SALOME et Joann SFAR

«  Le soir, je profite de la triste lumière de la lune pour me mettre à pleurer. Il suffit qu’une seule larme coule pour qu’elle entraine à la suite ses petites copines humides. Je suis submergée par l’impression de m’être fait plaquer. Les larmes inondent mes draps. Une vague de honte m’emplit, je ne fais pas honneur aux cyprès »  Vous ne savez pas pourquoi mais il y a des fois où vous vous arrêtez devant un livre sans vraiment savoir quels en sont les mots. Vous vous arrêtez devant juste comme cela et votre main le... [Lire la suite]
29 novembre 2014

Saturday read fever "la philosophie dans le boudoir" - Sade

Aux libertins   Voluptueux de tous âges et de tous les sexes, c’est à vous seuls que j’offre cet ouvrage : nourrissez-vous de ses principes, ils favorisent vos passions, et ces passions, dont de froids et plats moralistes vous effraient, ne sont que les moyens que la nature emploie pour faire parvenir l’homme aux vues qu’elle a sur lui ; n’écoutez que ces passions délicieuses ; leur organe est le seul qui doive vous conduire au bonheur. Femmes lubriques, que la voluptueuse Saint Ange soit votre modèle ;... [Lire la suite]
27 novembre 2014

"Un océan d'amour" LUPANO et PANACIONE

Le brave Islandais, sans murmure,Jette la ligne et le harpon ;Puis, dans un relent de saumure,Il se couche dans l'entrepont...Et le pauvre gâsSoupire tout bas :"Je serions ben mieux à mon aise,"Devant un joli feu d'ajonc,"À côté de la Paimpolaise"Qui m'attend au pays breton."   Merveille absolue que ce livre aux douceurs océanes, bretonnes, aux grands larges, ses saveurs et aux techniques bienveillantes et magnifiques de deux grands pêcheurs du 8ème art. Deux grands et doux rêveurs, drôles et poètes, des gars qui font d’un... [Lire la suite]

22 novembre 2014

Saturday read fever - "Un océan d'amour" - Lupano et Panaccione

  Ce livre ne contient que des idées péchées au grand large par Wilfrid LUPANO, selon les techniques artisanales respectueuses de l'environnement culturel, et mises en boite à la sardinerie graphique PANACCIONE, Milan Italie (Union européenne).   Ingrédients : océan (eau, sel  détritus), amour (eau de rose, baisers, mariage), sardines, mouettes, crêpes, homard, Bigoudènes endeuillées, sauce (aventure, suspense, second degré, drame sentimental, rebondissements absurdes, gags désopillants), Che Guevara (0,5%),... [Lire la suite]
22 novembre 2014

Zebraska - Isabelle BARY

« J’aurai voulu être une femme qui ne s’emmerde pas avec tout ça. Une femme qui sait. Et qui ne se laisse pas assaillir par les petits chagrins. Une sorte de mère Pocahontas, rusée et joyeuse qui sauve sa tribu du monde entier. J’aurai voulu partir, loin, chercher dans la nuit du désert comme Laurence d’Arabie, le héros de mon dernier dessin. Etre un bourlingueur, me mêler aux indigènes avec un turban sur la tête et boire du thé brûlant et très sucré. Avaient-ils des enfants ces deux là ? Non, bien sûr. Alors, ils ne... [Lire la suite]
02 novembre 2014

Les Insoumises - Celia LEVI

«  San…, le 06 octobre Ma chère Louise, […] Toutes ces années, j’ai relu tes lettres, et je t’ai enfin comprise. J’ai revécu tes mésaventures, toutes ces révoltes avortées, tous ces espoirs qui n’étaient que du vent, un miroir aux alouettes, le piège tendu par la réaction et le conformiste à une âme juvénile et emportée. Je t’ai vue seule et forte, et je me suis vue moi aussi avec toi. J’étais trop égocentrique pour te comprendre, ce n’est que trop tard que je t’ai lue comme un livre. Toi aussi tu étais une idéaliste, une... [Lire la suite]
07 octobre 2014

" Deux mois et demi " Mélanie CHAPPUIS

Il y a des romans qui amènent à des rencontres, des contacts, des amitiés livresques, des amitiés tout court. Il y a des romans et il y a Mélanie CHAPPUIS. Merci Mélanie pour ce texte inédit que tu m'as fait parvenir cet été. J'ai hésité à le publier. Hésité car il y a des territoires qui sont à jamais au fond de nous. Des territoires, des phrases, des mots, des nids.     Je ne suis plus ton nid, je suis ton tombeau. Ton âme est-elle venue puis repartie ? Jamais venue ? Ton cœur a-t-il cessé de battre ? Jamais battu... [Lire la suite]