13 juillet 2016

Lepidoptère - Poésie photograhiée de Fanny Saintenoy et Claudie Rocard-Laperrousaz

" Baiser lépidoptère,L'oeil naïf, apeuré,Les ailes à écailles, comme la volupté,Ne se laissent pas emrpisonner dans les filets d'une pageJe cherche un mot d'amour, sous un grain d'étoileJ'ai un papillon sur le bout de la langue."   J’ai rencontré Fanny Saintenoy par son magnifique livre « Les notes de la mousson ». Une ode aux saveurs, à la tendresse, à l’Inde, à la bienveillance mais surtout au regard et à l’émotion pure, enfantine, lumineuse beauté. Bref un vrai coup de foudre, un bonheur, un... [Lire la suite]

10 juillet 2016

On ne range pas le passé - une nouvelle de Coline Piérré

Quand Sabine m’a proposé d’écrire un texte pour son blog, j’ai accepté sans avoir aucune idée de ce que j’allais bien pouvoir raconter. Avoir le champ libre, c’est un peu vertigineux, on croit qu’on ne trouvera jamais d’idée (en fait, on finit toujours par trouver). Et puis mon cerveau limité de jeune maman en manque de sommeil depuis un an a fait cette bête association : puisque j’écris pour un blog, pourquoi je n’écrirais pas sur les blogs ?  J’ai ouvert mon premier blog début 2003 sur une plateforme (toujours en... [Lire la suite]
07 juillet 2016

Comme un lundi - une nouvelle d'Angélique Villeneuve

C’était lundi, alors, comme les autres lundis, je suis allée faire les courses. La caissière m’a souri lorsque je me suis présentée devant elle. Ça va madame Lefebvre, en forme, et elle a commencé à biper. Quatre yaourts à la vanille, biscottes, lentilles, foie de morue, fromage, je prends toujours à peu près la même chose.  Après le coulommiers elle a levé sur moi un regard moqueur. Elle connaît ses clientes. Elle sait leurs goûts et leurs misères. Parfois, elle donne un conseil. Goûtez les fraises, madame Lefebvre, elles... [Lire la suite]
03 juillet 2016

Sève - Une nouvelle de Marianne Brun

La premières fois qu'il est parti, c'était il y a deux ans. Jusqu'alors il n'avait jamais voulu quitter la ville et s'entêtait à photographier les buissons et les arbres du parc comme du mobilier urbain. Il mettait des cages autour de tout. Puis il est parti en forêt comme on va au zoo. En faisant son barda, il a dit qu'il allait nous montrer. « La nature », comme on l'appelle, n'existait pas plus là-bas que dans nos villes car, même si l'homme n'intervient plus dans certaines zones, sa trace y est visible, tout est... [Lire la suite]