09 juillet 2018

Etienne Faure - écrits cellulaires

On entre sur la pointe des pieds comme on entre dans une chambre, une cellule, lieu de recueillement ou prison. En silence. Pour ne pas trahir ou bruisser la flamme vacillante, la liberté qui s’écarte. On espère mais l'espérance a vécu au delà de tout, sans effroi et sans remuer.  Le lieu clos pousse à l’introspection, aux souvenirs de jeunesse, à ces courriers et amours laconiques qui datent les années, marquent les âges. Les aïeux en exil se rapprochent des corps, des frontières. Ils couronnent de leur mort, l’honneur des... [Lire la suite]