26 novembre 2017

Dimanche en poésie - Jeanne Bénameur "Géographie absente"

  « L’enfance de nos mères est une terre sans aveu.  nous y marchons pieds nus. Empesés, silencieux nous entrons dans la géographie absente.»  Lire Jeanne Benameur, c’est entrer à tout jamais dans les silences, les sons absents, la langue qui reste collée au palais, qui ne se délie que sous le souffle ultime de l’embrasement, du délitement, d’un chuchotement. Rien n’est plus beau que cette langue qui ne dit rien ou peu, mais qui laisse échapper la vie, le bruissement du cœur, l’or. Rien n’est plus fort que... [Lire la suite]

16 juin 2017

" L'enfant qui " Jeanne Benameur

  « Dans ta tête d’enfant, il y a de brusques ciels clairs arrachés à une peine lente, basse, impénétrable. Ta mère a disparu. Elle avait beau ne jamais être complétement là, c’est à son odeur, à sa chaleur, à ses mains silencieuses que tu prenais appui pour sentir que tu existais vraiment. » Il y a des auteurs où quoi qu’il  se passe, est écrit, nous savons que nous serons emportés. Quelque soit notre lecture, les mots nous toucherons, seront des couvertures ou au contraire des uppercuts. Jeanne Benameur est... [Lire la suite]
16 avril 2017

" De bronze et de souffle, nos coeurs " Jeanne Bénameur - Rémi Polack

  «  TrouverInvisiblel’empreinte d’une mainoù poser la tienned’un pasoù mettre le tienTu apprendslentementla confiancedans les traces de ceuxqui ontdisparu. » Jeanne Benameur, comme une évidence aux silences, ce souffle, la fragilité des jours qui passent. Comme un signe, une continuité à ses voyages accessibles en pensées, en écrits, en émotions, la rencontre, l’osmose qui assemblent le mot et le bronze, la littérature et la sculpture, la pensée et le matériel, la finesse de l’écriture et la force de statue.... [Lire la suite]
11 décembre 2015

"Otage intime " Jeanne Benameur

  « L’homme qu’est son fils aujourd’hui a touché la la mort au fond de lui. Maintenant elle peut laisser tomber tous les masques qu’elle a portés pour rassurer. Il connait la seule vérité : le pouvoir des mères est dérisoire devant la mort. C’est le temps du pas hésitant. Le seul vrai. Celui d’un être humain vers un autre. Pourtant c’est bien la mère et c’est bien le fils. Dans ce pas hésitant il y a une défaite et un soulagement. Irène pense Enfin. Elle avance à découvert. Sous tous les gestes de mère il y a un... [Lire la suite]
20 juin 2014

" Pas assez pour être une femme " Jeanne BENAMEUR

  « Le jour où j'ai écrit ce rêve, j'ai fait un pas de plus, sans le savoir. Le cauchemar était là, écrit. Je pouvais le lire. Et même si je tremblais à nouveau de le lire, c'était moi qui l'avais écrit. J'avais pensé chaque mot et d'avoir fait cela, je me sentais entière, à nouveau. J'existai. Et c'était moi qui me donnais l'existence. Personne ne pouvait m'en empêcher. J'étais vivante. Cette puissance de l'écriture, je l'ai éprouvée. Rien ne me ferait plus jamais lâcher.J'avais touché la liberté la plus profonde. Celle qui allait... [Lire la suite]
05 mai 2013

Profanes : Livre sacré

" Profanes " Jeanne BENAMEUR    " Il y a sous la peau des mémoires inquiètes. Les caresses ne les chassent pas, ne les effacent pas. Les mémoires inquiètes sont toujours présentes. Mais elles palpitent." Encore une fois je vais devoir vous narrer un roman qui m'a tout simplement bouleversé, un roman "pépites", un roman qui a réchauffe mon coeur de petit carré jaune, un roman bienveillant, un roman à voix (une résonance intérieure), un roman sacré. Car "Profanes" c'est tout cela à la fois : le sacre de la belle... [Lire la suite]
Posté par sabeli à 00:14 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
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