16 août 2017

" Le cri du diable " Damien Murith

  Lire Damien Murith c’est pénétrer dans une écriture qui nous prend aux tripes, nous retourne en moins de deux, nous poursuit des jours et des nuits, nous envoie valdinguer avec poésie dans les cordes du ring. C’est entendre la petite musique des mots qui pénètre votre chair, votre cœur, enfouie sous votre épiderme un mal profond et vous laisse béat devant tant de forces et beautés. C’est un uppercut qui ne vous laisse aucun répit et vous donne juste l’envie de continuer à lire ce quelque chose que l’on nomme un bijou. Un... [Lire la suite]

09 septembre 2015

"Les mille veuves" Damien Murith

« Elle est vague qui chargent, elle est rocher qui tranchent, elle est marée haute qui mouche dans le sable les larmes des milles veuves, elle est le grand large où un oiseau en sueur fuit la course noire des nuages, elle est vent, glace et furie, elle est la morsure cuisante de sel, le cri des hommes, trempés, gelés, clous de la chairs plantés dans le bois épuisé des bateaux, et quand la brume avec sa langue de dentelles lèche les falaises nues, la voici jalousie, elle gifle, griffe et crache des algues flasques comme les... [Lire la suite]
01 mai 2015

Marianne Brun "l'accident"

« Exister  qu’est ce que cela veut dire ? ça veut dire être dehors, sistere ex. Ce qui est à l’extérieur existe. Ce qui est à l’intérieur n’existe pas. C’est comme une force centrifuge qui pousserait vers le dehors tout ce qui remue en moi, images, rêveries, projets, fantasmes, désirs, obsessions. Ce qui n’ex-siste pas in-siste. Insiste pour exister. » Michel Tournier (Vendredi ou les limbes du Pacifique). « Christine, c’est pour les autres. Elle, elle veut qu’on l’appelle comme ça parce qu’elle dit que... [Lire la suite]
22 janvier 2014

"la lune assassinée" Damien Murith

  « Le village, comme une teigne, avec ses maisons basses que mangent les vents, avec ses granges vides où l’on se pend, avec ses bêtes maigres, avec l’odeur du moisi qui rampe le long des ruelles, avec son auberge où l’on boit sa rage, sa haine, avec son clocher qui griffe la croûte grasse du ciel, et son cimetière, rectangle jaune et gris où reposent les os, avec ses chemins de poussière, ses sentiers de misère où poussent la ronce et l’ortie, et plus loin, l’usine, de briques, de fer, de sueur, avec la peur de l’autre,... [Lire la suite]