22 janvier 2017

"Il n'est plus d'étrangers" Catherine Leblanc

  Il n’est plus d’étranger que son propre soi. Il n’est plus éloigné que sa propre identité, ce portrait que l’on ose regarder, tirer la photo, composer. Pourtant c’est grâce à ce kaléidoscope d’images que l’on grandit. C’est grâce à nos visages, nos silences, nos croquis dessinés au lavis ou à l’orange sanguine que l’on comprend nos sentiments profonds, cette émotion que rien ne nous est étrangé. Par le reflet d’une ombre, d’un passant, d’un bruit furtif, on porte nos vies le long des chemins, des pavés, des rues et des... [Lire la suite]

09 janvier 2016

" Touché " Catherine Leblanc

« Mon fils part à l’hôpital pour une appendicite. On ne l’opère pas. On multiplie les examens, prise de sang, radios, scanners. Les infirmières et les internes sont prévenants. Trop prévenants. Et fuyants. Qu’est-ce qu’il a ? On ne peut pas vous dire. Ça peut tout être ? Tout quoi ? Tout. » Ce livre j’ai eu envie de noter tous les passages, de ne pas oublier les cris, les larmes, la colère,  la maladie, l’incompréhension, les peurs, l’entraide, la vie, les désillusions, les espoirs, le cancer, les... [Lire la suite]
02 novembre 2014

Morceaux qui s'éparpillent, Tieri BRIET

En m'écrivant je raconte comme je peux l'emmêlement d'herbes vives,un sac de noeuds où viennent crever les couleuvres à l'automne. [...] La terre forme un ventre, encore une peau, les herbes une toison où les bêtes laissent une trace de leur fuite.    Morceaux qui s’éparpillent   Tu peux toujours gueuler, et moi t’envoyer tous les mots qu’on ramasse, pas grand-chose mais quand même, c’est pas rien tous les mots qu’on ramasse. Entassés dans les feuilles quand on fait collection d’écritures en pagaille,... [Lire la suite]
23 juillet 2014

"La règle du changement" Claudine GALEA

" Ne pas préparer le voyage, ne pas lire, ne pas vouloir connaître, ne pas avoir d'imagination, ne pas savoir la langue. Quand on sait, on perd tout, on ne peut plus. Ne pas emporter de livres, ne pas prendre de notes. Laisser l'esprit dériver. Laisser venir les rêves. Je vais sur le pont Doumer, le dragon d'acier. Au milieu du pont, le bruit s'arrête. Seuls les vélos et les piétons ont ici accès. Tout en bas, le fleuve asséché, les bandes de sable et d'eau.Le temps s'agrandit, le temps devient un espace. Oublier est plus difficile,... [Lire la suite]