01 avril 2018

Dimanche en photos " Le simulacre du printemps " I. Thobois et F. Lecloux

  « Les fantômes sont sans larmes. Certaines mères également. Si tu peux me photographier ? Allons bon ! Mais je te dois bien ça. Quoi qu’il en soit la pellicule ne m’imprimera certainement pas. La fixation de l’image – tu devrais le savoir – dépend de la vitesse à laquelle la vie s’est déchargée de nous qui est proportionnelle à la dose d’amour reçue tout au long de l’existence, qui est encore relative à la qualité humaine de la personne qui nous l’a prodiguée. »  Un homme, à l’orée de la... [Lire la suite]

17 janvier 2017

"Les garçons perdus " Arnaud Cathrine et Eric Caravaca

  « Et, ce faisant que je ne connaissais rien de l’amour, je ne connaissais pas le moins du monde à ce qui s’était bâti entre lui et moi.Je ne sais pas si c’était une forme d’amour. Un lien de dépendance très certainement. Et, au final, une forme d’amour. Que je cherche aujourd’hui encore sur le visage de mes amis, en dépit de tout ce qui est advenu par la suite. Je le vois apparaître parfois en filigrane. Je ne m’en suis aperçu que récemment. »   C’est un fait : l’amitié entre hommes est un sujet peu... [Lire la suite]
18 mars 2015

Alice Zeniter - Raphaël Neal " De qui aurais-je crainte ? "

  « Elle nettoie les bureaux vides en chantant très fort du Richard Cocciante.Elle se sent obligée de pousser sa voix pour contrer le silence qui semble ici plus lourd qu’ailleurs.Elle est désolée de réaliser qu’elle ne connait pas les paroles des bonnes chansons. Seulement celles des pires. » « Il pleure cinq minutes avant de partir travailler. C’est la seule méthode qu’il a trouvée pour ne pas devenir fou à chaque fois qu’il doit donner ou recevoir un ordre.Il se regarde pleurer dans un petit miroir placé au... [Lire la suite]
18 février 2015

"Ma mère ne m'a jamais donné la main" Thierry Magnier - Francis Jolly

  « La poussière a envahi les lieux, partout de la poussière. Beaucoup. Avant la poussière c’était uniquement dehors. Surtout quand le vent très chaud de l’été soufflait, là il fallait vite fermer les fenêtres et les portes. Aujourd’hui les fenêtres ne servent plus à rien, la plupart ont disparu, pillées, cassées, le vent s’installe comme il veut. Il est le seul habitant. » Subtile et périlleux ouvrage que voilà. Sensible et graphique. Délicat et poétique. Une caresse, un vent chaud, une fenêtre ouverte, un pan de... [Lire la suite]