21 juillet 2018

L'été jaune carré Anne-Sophie Monglon "Le sud remonte en moi comme une mer"

  Au commencement, il y a les odeurs sur lesquelles les yeux se ferment comme ceux des poupées quand on les couche. C’est surtout à la tombée du soir, lorsque la chaleur brusquement baisse, qu’elles vous prennent, en vous entrant profond dans le ventre. Le pin, rauque et sucré, la lavande égrenée puis frottée de la pulpe des doigts, et même le mimosa, entêtant comme un parfum de femme endimanchée.Après, il y a le vent. Il faut faire avec, on n’a pas le choix, il est toujours là, qui remue la terre comme une mauvaise pensée.... [Lire la suite]