16 mars 2017

" D'un coeur léger, carnet retrouvé du Dormeur du Val " Loïc Demey

  « Vincent, mon amour, nous avons toute la vie ! tu as murmuré lorsque je t'ai demandé en noces, au mois de juin dernier, tes joues rosées et ta bouche embrassant et respirant sa tendresse sur ma poitrine découverte.Tout le temps, toute la vie. Peut-être, je ne sais pas. J'ai appris que le temps fige les impatients, aussi que la vie, parfois, échappe aux plus sages. Tout le temps et toute la vie, je sais seulement que j'ai devant moi une muraille qui ne cesse de se dérober et toute une... [Lire la suite]

30 octobre 2016

"Des falaises" Mélanie Leblanc

« La loi de la pesanteur qui agit sur la poésie engage non seulement une force vers le bas, mais aussi une attraction vers le haut. » Roberto Juarroz « fragments verticaux »  Des Falaises, Mélanie Leblanc et sentir l'oxygène, l'air, le vent, l'herbe, les embruns, l'océan, les pierres, la craie, les galets, la pluie, la brume... Manger, bouche ouverte, du tout, le tout. S'enivrer des mots-regards, se réchauffer à la lumière qui filtre par les nuages. Boire à plein vent.Grandir le ciel, la mer, la falaise.De... [Lire la suite]
10 août 2016

" Projet XX W#6 " une nouvelle de Loïc Demey

Je ne sais pas si je lui ai écrit cela, ce qu’elle a compris, six ce que j’ai voulu dire est ce qu’elle a entendu, je crois qu’il y a une différence notable entre-eux ce que l’on souhaite dire et ce qui Est entendu. C’est cela que ne permettent pas les mots – ni la parole –, ils ne pensent pas et n’agissent plus lorsqu’ils se taisent ou qu’ils ont fini de s’inscrire.Ils sont uniquement (et bienheureusement) le reliquat de la pensée. Un résidu de son inapaisable mouvement. Je vous explique la scène : j’ai un casque sur les... [Lire la suite]
12 décembre 2015

" Je, d'un acident ou d'amour" Loïc Demey

  « On se chez moi, on s’appréhension.Elle se cheveux déliés, je me chemise légèrement déboutonnée. On se distance respectable pour le moment, on se musique de chambre sans danse de salon.La pendule se tic-tac, je me tactique : je la cil et vœu en frôlement de joue. Elle me sourire puis se soupirs.On ne se mensonge pas. Elle et Martin, Delphine et je. Mais nous, ici et uniquement. On se silencieusement, on se délices de l’instant. Elle se saphir dans le regard, paupières précieuses et clignements.Je la lèvres.... [Lire la suite]