31 décembre 2016

" Dernière communication à la société proustienne de Barcelone " Mathias Enard

    « Je t’ai cherché longtemps dans BeyrouthDans la poudre d’or des couchantsAu phareAu haut de la Grande RoueParmi les trois fleurs du jardin publicDans les ruines du centre-villeEntre les herbes folles de la gare abandonnéeDans les wagons de trains fantômesEt longtemps j’ai cherché Beyrouth »  Lire Mathias Enard, c’est partir à la rencontre de nouveaux mondes, perdre sa boussole et entrer dans des dédales aux senteurs orientales, aux mots où l’errance brûle nos yeux, où les fumées sortant des narguilés... [Lire la suite]

29 mars 2016

" Parle-leur de batailles, de rois et d'éléphants " Mathias Enard

  « Je ne cherche pas l’amour. Je cherche la consolation. Le réconfort pour tous ces pays que nous perdons depuis le ventre de nos mères et que nous remplaçons par des histoires, comme des enfants avides, les yeux grands ouverts face au conteur »   Je me pose une question : certains livres nécessitent-ils une énième chronique lorsque tout a été dit sur eux, sur lui ? Comment en parler lorsque la beauté des mots, l’envoutement que procure la lecture, effacent tous les phrases que l’on pourrait écrire... [Lire la suite]
26 mars 2016

Saturday read Fever

«  La nuit ne communique pas avec le jour Elle y brûle. On la porte au bûcher à l’aube. Et avec elle ses gens, les buveurs, les poètes, les amants. Nous sommes un peuple de relégués, de condamnés à mort. Je ne te connais pas. Je connais ton ami turc ; c’est l’un des nôtres. Petit à petit il disparaît du monde, avalé par l’ombre et ses mirages ; nous sommes frères. Je ne sais quelle douleur ou quel plaisir l’a poussé vers nous, vers la poudre d’étoile, peut-être l’opium, peut-être le vin, peut-être l’amour ;... [Lire la suite]