10 septembre 2018

Julie Estève - Simple

  « Antoine Orisni est mort et le soleil n’y peut rien. Sous le cagnard, les herbes des jardins, les bougainvilliers, les feuilles des citronniers : tous les bossus. C’est pareil avec  les corps. » Il est toujours délicat de parler d’un roman que tout le monde plébiscite, hurle au génie de la rentrée littéraire, quasi à la belle et grande surprise de l’année. Il n’est jamais facile d’en parler lorsqu’on a lu les chroniques de Nicole, Nicolas, Moka, Alexandra, Joëlle, Charlotte, Amélie Amandine, et tant... [Lire la suite]

26 juillet 2016

"Moro-sphinx " Julie Estève

« Elle renifle les parfums des corps qui rapinent l'air et elle regarde les couples s'aimer. On dirait qu'ils le font exprès de s'aimer dehors, de montrer au monde comme ils s'aiment. Elle les condamne à mort dans des phrases qu'elle murmure -Crève ! Toi et toi : tu crèves-. Alors elle vise les yeux des hommes en jouant de ses hanches et de son cul comme le pendule d'une horloge. Ils matent, toujours, sa bouche, ses seins, ses jambes, tout ce qu'ils peuvent glaner pour la baiser quelques secondes avant de s'éloigner et de glisser... [Lire la suite]