05 juin 2017

"Chevaux de guerre" Albane Gellé et Alexandra Duprez

« Où ? vont nos chevaux, leurs souffles chauds, leurs jambes sûres. Où ? partent  leurs façons dignes, leurs courbes claires, leur élégance, et cette entière fidélité à ce qu’ils sont. Où ? le bruit de leurs allures, leurs appels, leur fatigue. Où ? l’odeur de leurs encolures, leurs têtes basses, les signaux de leurs oreilles. Où ? leurs poils brillants, leurs flancs nourris le doux soyeux de leurs poitrails sous des mains caressantes et fines. »  Où vont nos chevaux lorsqu’ils partent à... [Lire la suite]

02 avril 2017

" Si je suis de ce monde " Albane Gellé

« Tenir journal de ses jours combats livrés ou siestes sable de rivière noter bruissements agitations en dehors de la maison inventorier les nuits sans lune tous les étourdissements debout. »  «  Tenir en respect monstres épines malgré nos tailles minuscules boiteries pansements chaque coin de rue les jambes en attendant debout. »  Tenir comme un leitmotiv, une litanie, une voix chamanique, une prière à nos envies d’abandon, debout comme nos rappels incessant à nous coucher. Tenir debout pour ne pas... [Lire la suite]
04 avril 2016

" Je Tu Nous Aime" Albane Gellé

  « il lui a dit je t’aime avec tellement de conviction, elle, dans un premier temps, en a oublié de partir en courant. »« elledonc, n’en a pas fini avec ses ils, comme un millier de deuils à faire en même temps, et pour quelques-uns, les dents serrés, elle résiste. »  Comment vous parler des œuvres poétiques d’Albane Gellé. Un mot : sublime. Poésie rare, silencieuse et vivante. Furieusement vivante. Tendrement vrai.   Loin des  grands clichés, Albane écrit dans « je te... [Lire la suite]
24 mars 2015

"Où que j'aille" Albane GELLE - Anne LELOUP

« Tu voyages avec moi, tu n’es pas encombrant. Où que j’aille.Tu te moques des grandes pluies, tu ne te perds jamais dans les labyrinthes, et tu n’attends pas ton tour au bout des files d’attentes. Tu te fais oublier. Pendant que je m’affaire à fermer un manteau, à cueillir des cerises, à seller un cheval. Pendant que je t’écris des livres.Je n’ai pas encore lu toutes les pages, rangées dans la grande chemise cartonnée beige. J’attends le jour où. J’emporterai tout ça, dans une autre maison (la forêt sera au bout des doigts). En... [Lire la suite]