17 octobre 2018

Catherine Meurisse - Les grands espaces

  « Longtemps j’ai rêvé d’avoir, dans mon appartement parisien, une porte spéciale qui s’ouvrirait directement sur les prés. Je l’emprunterais à chaque saison, en un rien de temps, en un coup de crayon, j’irais faire des provisions de paysages, d’odeurs, de silence. Peut être que je m’attarderais un peu. »   Il serait simple de résumer ce roman graphique à un simple retour vers les grands espaces, vers la cellule familiale et la campagne, un retour à la nature et ses valeurs primitives. Il serait simple de... [Lire la suite]

12 septembre 2018

Jung "le voyage de Phoenix"

  «  Quel est le sens de la vie ? Une question que je me suis souvent posée dans ma jeunesse. Je cherchais désespérément une réponse comme si elle existait dans un livre. Je naviguais à vue en cherchant à combler un vide. Et pourtant depuis quelques temps ma vie n’était pas dénuée de sens. Mon corps avait envie de sourire. La vie s’était installée en moi. J’avais envie de vivre. Je m’appelle Jennifer et j’avais vingt-trois ans ! […] . Aujourd’hui j’en ai quarante-cinq et je vis dans la banlieue de Minneapolis... [Lire la suite]
13 juin 2018

Fabcaro "Moins qu'hier (plus que demain)"

  «  A partir de combien de minutes passe-t-on de « silence complice » à « on n’a rien à foutre ensemble » ». Aujourd’hui plus qu’hier et bien moins que demain…. Quoique… Peut-être que finalement « moins qu’hier (plus que demain) » serait plus judicieux dans la bouche dessin d’un Fabcaro qui a décidé de prendre à contrepied les poncifs du couple, les petites touches d’un quotidien ou d’une première rencontre. Quand le fameux Fabcaro s’empare de ce réaliste criant de vérité, il en faut... [Lire la suite]
09 mai 2018

" Harvey " Hervé Bouchard - Janice Nadeau

« C’est maman Bouillon qui est venue nous réveiller. Nous n’irons pas en classe aujourd’hui. Nous allons enfiler nos vêtements du dimanche et partir au salon funéraire  voir papa bouillon et nous tenir comme il faut. D’accord. Nous avons enfilé nos vêtements du dimanche. Puis nous avons attendu la tante Mélina, qu’elle vienne nous prendre avec son char. Le nôtre il était là, dans l’entrée. Ça faisait drôle de voir notre char dans l’entrée qui n’allait pas bouger de la journée, ni demain, ni après-demain, ni après-après... [Lire la suite]
18 avril 2018

Troubs "Mon voisin Raymond"

« Je vais chez Raymond : mon voisin d’à côté. Il n’y a qu’un bout de bois à traverser et on arrive dans un petit hameau où n’habitent maintenant que lui et son frère. »  Il arrive des fois de lire une bande dessinée où il ne se passe rien ou du moins à pas grand-chose : un vol de palombes, un sentier qui chemine dans la forêt, une cueillette de champignons, une tartine de miel ou de confitures des fruits du verger, un tas de bois à rentrer ou tout simplement une saison qui passe, des feuilles qui... [Lire la suite]
04 avril 2018

Matz et Chemineau "Le travailleur de la nuit"

«  – Vous vous êtes donc fait voleur. Pendant trois ans, vous avez écumé la France avec votre bande. Avec votre compagne illégitime, et même avec votre mère, qui se retrouvent accusées comme vous, ici, aujourd’hui ! Vous avez commis plus de 150 cambriolages !– Je préfère le terme de reprise individuelle.– Vous jouez sur les mots.– Pas du tout. Je ne volais que les parasites et je ne volais pas pour mon propre compte. Mon but n’était pas de devenir moi-même un parasite.– Mais au bout du compte, vous voliez.– Je voyais plutôt... [Lire la suite]

28 mars 2018

Laurent Bonneau "On sème la folie"

  « S’amuser, se sentir compétent, aimer en se sentant aimé… Un besoin autant qu’un exercice tout ça ! Entretenir chacun un système stable pour semer l’image d’une continuité. Après tout, une relation remplit aussi ce rôle. Nous promenons notre humeur. La joie, la colère, nous les ressentons, mais nous les donnons aussi, comme une contagion. Un va-et-vient qui tire sur le cordon de cette stabilité. Mais est-ce que seul, vraiment tout seul, nous pouvons dire qui nous sommes ? »  Ils sont 5 potes, 5... [Lire la suite]
07 mars 2018

"Un peu de bois et d'acier " Chabouté

  C’est l’histoire d’un banc au cœur d’une ville. Un banc classique, simple, fait d’un peu de bois et d’acier. Un banc comme on en trouve dans les jardins publics, au pied des arbres, à l’abri des rayons du soleil et des gouttes de pluie. Un banc sans chichis. Un banc. Un banc qui abrite les amoureux, ceux qui n’ont plus rien à perdre, ceux qui s’essoufflent, ceux qui rêvent. Un banc qui s’en fout pas mal du regard oblique des gardiens poètes et des gens pressés.  Un banc qui apporte un répit, un instant où se poser, se... [Lire la suite]
28 février 2018

" La tendresse des pierres " - Marion Fayolle

 « On a enterré un poumon de papa. C’était un jour de printemps, les arbres étaient chargés de cerises et la nature était  belle. » Par où commencer, mon dieu. Par où commencer sans vous donner l’envie de vous ruer sur cette bande dessinée sans voir et comprendre toute sa subtilité, sa beauté, la poésie dégagée et les larmes qui perlent et se répandent au fur et à mesure de la lecture. Un roman graphique serait d’ailleurs et largement plus élogieux, plus sincère et proche du rendu de cet ouvrage qui m’a laissé un... [Lire la suite]
21 février 2018

Daishu Ma "Feuille"

Une ville où toute vie semble s’être arrêtée, où la moindre particule d’air semble s’être dissoute dans un semblant de canalisations transformées en un vaste réseaux de tuyaux urbains, où la poussière, la polluution, la saleté, les détritus prennent le pas sur le bruit sonore et ambiant, détruisant la nature, le vol des oiseaux et les feuilles restantes. Une ville où le temps s’éternise, s’écoule au rythme lent de ce qui ne se passe plus, ne s’entend plus, ne se regarde plus. Une ville où finalement les habitants s’habituent à ne... [Lire la suite]
Posté par sabeli à 04:00 - - Commentaires [33] - Permalien [#]
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