09 mai 2016

" Marguerite n'aime pas ses fesses" Erwan Larher

  « Marguerite n’aime pas ses fesses » ! Tiens donc… Pauvre Margot comme aurait souligné, de son ton caustique et narquois, Brassens en dégrafant son corsage. Soit ! C’est vrai qu’elles sont plates, que son cul n’est pas rebondi (ou du moins pas suffisamment aux yeux de ses copines et des siens), relevé, attirant, qu’elle n’a rien pour le mettre en valeur, pas de string ou de petite culotte en dentelle... (Marguerite, c’est le coton qu’elle aime, la tendresse, le confort, la relation durable et sincère.) Bref... [Lire la suite]

06 mai 2016

"L'art de revenir à la vie" Martin Page

« Il me semble que j’ai passé ma vie à faire quelque chose de mes échecs. A ne pas me laisser faire. A tel point que lorsque viennent de bonnes nouvelles, je ne sais pas comment réagir, je n’ai pas de mode d’emploi pour habiter le bonheur imprévu. Je reste sceptique et interdit. Mon ambition c’est ça : apprendre à vivre la félicité qui ne trouve pas son origine dans le malheur, qui dépend non pas de moi mais de ce que l’on me donne. Je dis apprendre à recevoir. Même si accepter de recevoir c’est se mettre en situation de... [Lire la suite]
Posté par sabeli à 20:25 - - Permalien [#]
Tags : , , ,
02 mai 2016

" Les gens heureux n'ont pas d'histoire " Eloïse Lièvre

« J’ai toujours aimé le dispositif de la mise en abyme. J’ai toujours eu une très consciente coquetterie à orthographier correctement y, plutôt que i, qui déploie sa propre beauté, pour bien marquer la différence entre le procédé artistique d’incrustation en écho et la concrète profondeur souterraine. Pourtant, la naissance de ce goût particulier de la mise en abyme a pu je crois coïncider avec des époques où j’avais moi-même la sensation impuissante de m’abîmer. La coquille bivalve de la forme chapeautée de ce mot ainsi s’ouvre... [Lire la suite]
10 mars 2016

"Matin brun" Franck Pavloff

« C’est vrai que la surpopulation des chats devenait insupportable, et que d’après ce que les scientifiques de l’Etat national disaient, il valait mieux garder les bruns. Que des bruns. Tous les tests de sélection prouvaient qu’ils s’adaptaient mieux à notre vie citadine, qu’ils avaient des portées peu nombreuses et qu’ils mangeaient beaucoup moins. Ma foi, un chat c’est un chat, et comme il fallait bien résoudre le problème d’une façon ou d’une autre, va pour le décret qui instaurait la suppression des chats qui n’était pas... [Lire la suite]
07 mars 2016

"Des lions comme des danseuses " Arno Bertina

« Les arts premiers étant les mieux à même de nous remettre sur le chemin d’un rapport à notre environnement, et donc à nos semblables comme aux animaux et aux esprits, une idée commença à circuler : notre survie dépendait de ce musée ; et de sa gratuité. […] Il ne s’agissait pas de prendre l’Europe au piège de sa propre histoire mais d’inventer de nouveaux rapports. »   Vous êtes vous déjà demandé ce que cela vous ferez de savoir si « Le bain turc » de Ingres était exposé dans le cadre d’une... [Lire la suite]
27 février 2016

"La pluie ébahie" Mia Couto

  « Toute la journée, le pluviotis persista comme une bruine somnolente et épaisse. Nul ne se souvenait d’un pareil événement. On souffrait peut-être d’une malédiction. L’indécision de la pluie n’était plus motif de joie. Malgré tout j’inventai une facétie : mes parents m’avaient toujours traité d’ébahi. Ils disaient que j’étais que j’étais lent pour agir, attardé pour penser. Je n’avais pas vocation à faire quoi que ce soit. Peut-être n’avais-je même pas pour vocation à être. Eh bien la pluie était là, clamée et... [Lire la suite]

16 février 2016

"Le royaume des oiseaux" Marie Gaulis

“ Car la maison n’était pas que maison […] Elle était terre démesurée, innommable et sans repos, elle était rêve, elle était désespoir, et surtout cela qui fait que de très loin, parce qu’ils sont là où ils ont toujours été, on reconnait les lieux familiers […] “ Michèle Desbordes    Quelque part au fin fond d’une terre savoyarde, un lieu irréel et pourtant vrai. Un lieu fait de silence, de bois et de murmures d’oiseaux. Un lieu où tout n’est que vestiges, racines, une terre oubliée, souvenirs d’une étendue... [Lire la suite]
08 février 2016

"Les âmes et les enfants d'abord" Isabelle Desesquelles

  « Nos yeux, Madame, ne se sont pas croisé, cependant je sens la force de votre regard non pas sur moi mais en moi, la profondeur qu’il me donne. Je vous en prie, continuez à ne pas me lâcher. Je lis, marche, j’élève mon fils ; interrogeant l’iniquité, je m’interroge, réfléchissant à l’injustice, elle me réfléchit, elle. »  Comment parler de ce livre ? Comment en parler sans penser à celle que j’ai croisé un matin et qui se rappelle à mon souvenir régulièrement.  Comment ne pas penser à vous,... [Lire la suite]
02 février 2016

" Bellevue " Claire Barest

« Qu’est-ce qu’être une femme de trente ans aujourd’hui ? La même chose qu’hier, oui, non, pourquoi ? »[…] « Je n’aime plus rien, plus ce corps, ni ce visage, ni les postures qui en découlent naturellement, ni l’espace que ce corps occupe, ni la salle de bains tout autour de cette occupation maladroite de l’espace »  C’est quoi avoir 30 ans de nos jours ? Qu’est-ce que cela signifie ? Est-ce le même âge qu’ont vécu nos parents, nos frères, nos sœurs, nos amies ? Est-ce une étape... [Lire la suite]
Posté par sabeli à 21:20 - - Permalien [#]
Tags : , , , ,
30 janvier 2016

"L'autre Joseph" Kéthévane Davrichewy

  «  Quel homme était Joseph ? Un être dur, inflexible, dénué de tendresse ? Un médiocre aigri, séducteur misogyne, comme certains de ses actes le laissent supposer, ou un reclus, exilé, écorché vif, sensible et désabusé ? Un lâche ou un héros intrépide et aventurier ? Un engagé politique ou un anarchiste convaincu ? A-t-il retourné sa veste, est-il devenu agent double  comme certains le prétendent ? Qu’a représenté pour lui l’utopie de l’Union Soviétique, la révolution, puis l’immense... [Lire la suite]