25 avril 2018

" Les damnés de la Commune, Tome 1 : à la recherche de Lavalette " Raphaël Meyssan

  « C’était un matin qui appelait à flâner. J’ai descendu la rue de Belleville, traversé la place de la République et laissé mes jambes m’entrainer vers le centre. Pas après pas, les devantures des boutiques me donnaient une sensation étrange. […] Plus je m’enfonçais dans la Marais, plus les rues prenaient des allures de décor. […] Dans un courant d’air glacé, j’ai poussé mes pas vers le cœur de la cité. […] Bientôt la pluie est tombée sur mes idées grises, noyant les couleurs, encerclant ma volonté. Sous un portail je me... [Lire la suite]

23 avril 2018

Guillaume Para "Ta vie ou la mienne"

« La colère rend prisonnier, c'est la pire des cages. »  Hamed est un jeune issu des banlieues comme on aime le dire : un pédigrée typé 9-3 qui du jour au lendemain part vivre à chez son oncle et sa tante à Saint Cloud, commune on ne peut plus huppée de l’Ouest Parisien. Le choc total et la possibilité de pouvoir devenir quelqu’un de bien, de ne plus être assimilé à ces jeunes casseurs, la misère, la drogue, la violence qui sonnent au porte. Un avenir qui le sort de l’école de la débrouille, de la rue, du foot... [Lire la suite]
20 avril 2018

Maëlle Guillaud "Une famille très française"

  « J’ai fait d’eux une famille idéale dans laquelle je pouvais me lover, je les voyais comme ils aiment se présenter, ou comme j’avais envie qu’ils soient, une famille très française qui malgré moi m’ensorcelait. » Les romans parlant de l'amitié ne sont jamais une source facile à écrire. Trop de pathos, d'amour ou de rejet, de résilience à rechercher. Et pourtant avec Maëlle Guillaud il y a encore une autre source, un autre domaine à lire. Tout commence un premier jour de classe où Charlotte, jeune adolescente,... [Lire la suite]
18 avril 2018

Troubs "Mon voisin Raymond"

« Je vais chez Raymond : mon voisin d’à côté. Il n’y a qu’un bout de bois à traverser et on arrive dans un petit hameau où n’habitent maintenant que lui et son frère. »  Il arrive des fois de lire une bande dessinée où il ne se passe rien ou du moins à pas grand-chose : un vol de palombes, un sentier qui chemine dans la forêt, une cueillette de champignons, une tartine de miel ou de confitures des fruits du verger, un tas de bois à rentrer ou tout simplement une saison qui passe, des feuilles qui... [Lire la suite]
16 avril 2018

PolaroïdS " Le Clou "

  Tu te débats dans tes contradictions. Tu vis dans un cadre dont rien ne parvient vraiment à ébranler les fondations. Parfois, tu te fais peur. Tu suscites la crise pour qu’autour de toi, ça tangue un peu. La réaction te donne l’impression qu’il se passe quelque chose. Mais en réalité, rien ne se produit. Tu ne veux pas changer. Tu veux que tout demeure en l’état. Tu aurais trop à perdre si quelque pièce de l’ensemble était déplacée. La facilité, le confort, le sentiment d’avoir construit quelque chose de solide, le regard de... [Lire la suite]
15 avril 2018

Dimanche en poésie - Thierry Metz " Lettres à la bien aimée"

« T’offrir une feuille encore verte, te donner un caillou parce qu’il est blanc, parce qu’il est rond, te montrer un homme qui passe avec sa marchandise, ou les mains vides, faire que le jardin soit l’endroit où tu aimes aller.Que montrer d’un silence ?Ses peuplades dans le réel ? »[…]« T’écrire c’est construire la petite hutte de Nicolette, fleurie dedans et dehors.Qu’il y ait juste assez de place pour deux amants.Où filtre un rayon de lune. »   Ouvrir un livre d’un auteur, poète que l’on... [Lire la suite]

12 avril 2018

Anne Collongues "Le gant

  « Elle déballe agenouillée ses affaires tandis que les gens se dirigent vers on ne sait où d’un pas qui semble fuir quelque chose qui les talonne. On ne lui prête pas attention. Elle préférerait perdre sa carte d’identité, ses clés, son passeport, sa carte de crédit, tout ce qui se copie l’identique en quelques formalités pénibles, plutôt que ça. L’inventaire est presque terminé, tout est étalé par terre, mouillé – tant pis – elle retourne la besace vide : barrettes, médicaments, poussières et stylos en tombent,... [Lire la suite]
11 avril 2018

Abraham Martinez " Ploutocratie, chronique d'un monopole global"

  « Personne ne sait précisément à quel moment tout a commencé. La plus grande erreur a été de ne pas accorder d’importance à la croissance démesurée des entreprises dès la fin du XXème siècle. Quand elles semblaient ne plus pouvoir se développer, elles fusionnaient, donnant naissance à d’immenses sociétés qui fusionnaient entre elles à leur tour. Mais personne n’a pu voir où nous conduirait cette tendance  si elle se poursuivait ainsi. »   2051. La Compagnie, regroupement de la fusion de la General... [Lire la suite]
09 avril 2018

Fabienne Juhel "La femme murée"

« A contre-jour, la bâtisse a plutôt l’allure d’un château médiéval, mais, avec sa façade toute couturée c’est bien autre chose. Une termitière, une tanière, un bunker. Cela dépend de l’ngle sous laquelle la maison apparait au promeneur. S’il l’aborde de front ou de côté. De la course du soleil. Des saisons et de la vitesse des nuages. Cela dépendra aussi de sa sensibilité, cartésien, esthète, pragmatique ou bien poète ? »  Elle s’appelait Jeanne. Jeanne Devidal. Mais tout le monde dans le village la surnommait... [Lire la suite]
05 avril 2018

Arnaud Dudek "Tant bien que mal"

  « Je lui dois le petit peuple de mes cauchemars. Je lui dois une myriade de troubles obsessionnels. Je lui dois mon inaptitude chronique à la décision. Je lui dois des litres de sueur. Je lui dois des idées noires et quelques crises de nerfs. » D’Arnaud Dudek, j’ai quasi tout lu, non parce que je suis fan, mais parce que tout simplement Arnaud est mon bon génie, mon antihéros, cet être qui donne envie d’embrasser la vie, le monde, son voisin, sa voisine. Cet homme qui d’un coup de pirouette, vous donne la grâce, le... [Lire la suite]
Posté par sabeli à 04:25 - - Commentaires [0] - Permalien [#]