18402889_1785811625066799_2100665093086268666_nTout a commencé en 2013.

Non en fait cela n’est pas vrai. Tout a commencé bien avant. Avant ce projet. Une rencontre entre une auteure, une autrice, une écrivaine, une fille fabuleuse et moi. Entre ses mots et mes yeux, entre ce qu’elle écrit et ce que je lis mais ne dis pas. Une rencontre comme il en existe peu. Une Mue, une tourterelle, un bain et une douche froide, un j’ai tué Papa et un  garçon qui court. Mélanie Richoz 

Ma Mélanie. Oui j’ose dire Ma Mélanie. Car au-delà des mots, j’ai découvert une femme qui d’un rire, d’un mot, d’une voix fluette, d’une virgule trompeuse, vous entortille, embobine, vous enlace, terrasse, vous protège, égaille, vous fait pleurer, rigoler, vous fait aimer la vie comme elle peut vous aimer.  

Oui j’aime Ma Mélanie, Ma Mel Richoz, ma petite pépite romande à souhait.  Je l’aime comme une amie vient vous voir, prendre un thé ou un café, passer en coup de vent et s’installer plus longtemps. Comme une amie vous écoute, vous regarde, vous entend, vous laisse parler sans vous juger, sans jugement. Une vraie. Une précieuse, une rare, celle que l’on ne voit qu’une fois, ou moins, par an. Celle que l’on ne dérange pas mais qui se rappelle à vous quand le point du i frappe au cœur, quand  les bourrasques ou les victoires s’étalent en poster-affiche format 4*3, format du bonheur. 

Je pourrais aussi vous dire que j’aime l’écrivaine, l’autrice, la nouvelliste, la nageuse qui sprinte dans les lignes des piscines, la poétesse qui se cache en elle. J’aime qu’elle me culbute, me malmène, me fasse pleurer comme une loutre en pleine mer salée, me fasse rire beaucoup, me raconte des histoires.
J’aime ses mots, sa musicalité, sa technique et le fait que la lire est toujours un mystère, un exercice périlleux, une offrande, un cadeau généreux. Et j'aime surtout qu'elle me surprenne,  m'impressionne, qu'elle m'offre la joie de la découvrir de nouveau. A chaque fois, et cela sans complaisance ou amitié. Vraiment, il y a du génie en elle.

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Oui, j’aime cette fille comme on aime une amie, même si on habite chacune l’une et l’autre de nos frontières, de nos montagnes. Je l’aime comme quelqu’un à qui on peut tout raconter, confier, même les secrets, l’intimité, la pudeur, notre moi, notre lui aussi, nos/ses faiblesses, nos/ses fragilités, nos/ses forces, nos/ses courages, nos/ses doutes et nos/ses volontés.  Je l’aime comme dans ses moments où nos rires se rejoignent, s’entendent au-delà des rivières et des fleuves, des lacs qu’ils soient Léman ou Dormant, Ligérien ou Rhodanien. Je l’aime quand en l’espace d’une seconde, nos yeux se retrouvent et notre complicité s’étale, notre amitié se réinstalle. Je l’aime comme une amie qu’on ne voit pas souvent mais que l’on sait proche, inévitablement. En fait, je pourrais la détester aussi mais quand on connait Mélanie, cela est quasi impossible tellement cette femme est talentueuse et généreuse.

Et je l'aime parce que le point du i .

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Parce que « Le point du i » c’est nous, c’est elle, c’est moi, c’est vous. C’est la femme qui sommeille en nous, ose, se déguise, se maquille, se farde, se dénude, s’épanouie, se terre, se recherche, se joue du temps et du vent, se pose un instant, s’aime, aime, s’interroge, se malmène, se désire, désire, touche, effleure, ressent, ovule, se douche, se parfume, pleure en secret, doute, fout le bordel, rit mais surtout est elle  avant d’être celle que l’autre désire, dessine, pense.

Je l’aime parce que
« le point du i » est une histoire où l’on se reconnait à chaque coin de case, dans chaque petit bout de mot écrit, dans la pudeur et la poésie, dans l’érotisme joueur et caché. Une histoire de femme, de couple, de solitude, de vie. Une histoire où la poésie des chagrins se dévine. Une histoire où la poésie des rires se crée. Un point du i comme un point de vie, le point G du désir de vivre.

Je l’aime parce que
« Le point du i » est un trésor de ce qui nous fait, nous bâtit, nous construit, nous détruit, nous émeut profondément et simplement. Je l’aime parce qu’il n’y a nulle trace de supercherie, nulle trace de honte ou de cruauté, de tabou ou d’indélicatesse. Une histoire qui se construit au fur et à mesure des pages que l'on tourne, de planches que l'on parcoure, comme en filigrane, une histoire incivisible aux yeux de tous qui devient pourtant une grande histoire.

J’aime « Le point du i » car derrière chaque mot écrit par Mélanie Richoz on sent la bonté, la bienveillance sur soi et les autres, on entend la complicité, on chante la sensibilité, l’émotion. En trois ou quatre phrases, on retrouve sa spontanéité, sa ligne, sa façon de nous entortiller, nous protéger, nous enchanter, sa musicalité et tous les secrets dévoilés. On sent la caresse, le désir, la bonté, la générosité. Comme un jeu, un match improvisé, elle nous dénude et nous fait aimer, nous aimer. Une femme. Nous femmes. Une femme avant tout.

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Et puis je l’aime « Le point du i » parce que derrière les mots écrits il y a Barroux, illustrateur de génie (notamment l'attrape lune ou encore la belle absente), moderne, fou et aussi généreux et bienveillant que Mélanie Richoz. En 4 cases comme autant de phrases, il joue à déshabiller cette femme qui s’écrit, la femme qui se lit.
Sous son regard, la pudeur des corps s’unissent, l’amour se dessine. Aucune vulgarité, que de la poésie et de la tendresse, de la joie et de la bonté.
4 cases comme un gaufrier, un moule où la recette devient un dessert gourmant, gourmet, doux et suave à souhait, un plaisir infini, une onctuosité. Une pirouette poétique, un enchanteur, un doux et tendre crayonneur, un illuminé de la vie.

Oui, j’aime « Le point du i » pour ses couleurs chaudes, brulantes, sa modernité, les petits détails qui en trois lignes expriment bien plus qu’une illustration chargée. Et puis d'un seul coup ce bleu, ce bleu qui comme une ondée, nous éclabousse de sa mélancolie, celle qui surgit lorsque la tristesse nous envahit. Ces couleurs sont sa tendresse, sa bonté, la réponse qu'il adresse à Mélanie Richoz.
Discrétion du trait comme des mots, pudeur des lignes comme celle des phrases. Tout en retenue et pourtant si bien menée. Un rapide coup vif rempli d’optimiste et de joyeuseté. C'est fort, doux, bon, irrésistible et à croquer.
 

Bref au-delà de tout (et vous pourriez croire que parce que c'est Mélanie Richoz, je ne peux qu'adorer), j’aime que « Le point du i » découvert un jour de décembre 2013 dans Causette, soit devenu un album illustré, une ode à la féminité, l’amour, l’absurdité, la sexualité, le désir, l’épanouissement, l’amitié, la tendresse, la vieillesse, le banal quotidien qu’on déteste mais qui n’est que le plus beau et fort des quotidiens, celui du i, i comme irrésistible, indélicatesse, immuable, impudeur, incroyable, ingénueux, immense, incroyable. Le i de j’aime en somme. Le i et son point, celui qui affirme la vie, affirme celle qui vit.

 

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Alors oui, j’aime Mélanie Richoz, j’aime Barroux, j’aime « le point de i ». Voilà c’est dit. Et cela sans complaisante ou parce que Mélanie. J'aime vraiment. J'aime sincérement. Et pour beaucoup de choses qui ne sont pas dessines, écrites dans ce receuil, mais dont on devine la nécessité d'aimer, de vivre, de jouir et surtout parce que « Le point du i c’est toi, c’est nous. Apprend à l’aimer, apprend à t’aimer. Jouit de la vie comme on peut jouir de l’amour. Et qu’à défaut du point G, apprend qu’en chacun de nous, il y a le point i, le i du verbe aimer »

  

Le site de Barroux
Le site de Mélanie Richoz
Le point du i : le site et sur les réseaux sociaux

 

Un mercredi BD à retrouver chez  Stéphie qui j’en mets mon i à couper devrait aimer cette bande dessinée.  

Le point du i
Mélanie Richoz et Barroux
Des ronds dans l’eau.

LE POIN