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« Il était une fois cinq garçons qui se sont rencontrés. Ils avaient un club, où il y avait évidement cinq garçons : Erwan, Serge, Philippe, Christophe et moi : Jérôme. Et de l’autre côté de la cour le club des filles : Sophie, Fanny, et Sandra. »

 

Chère Camille, 

 

Un jour de mois d’août je t’ai rencontrée dans une forêt remplie de livres. Il y avait ta maman (ma copine), des bloggueurs(es), des auteurs, des écrivains, des génies de la plume, des « célébrités ». On s’est vite mises à discuter toutes les deux. Deux passionnées de livres comme nous, on ne pouvaient que s’entendre. Et puis pour nous « surveiller » dans nos échanges, il y avait un preux chevalier à la coiffure hirsute et la voix de ténor, le gars Erwan, un des héros de ton livre, celui que tu écrivais, appliquée, tenace, celui que tu avais déjà un peu montré aux héros qui le composait. 

Tu m’en as parlé ce jour. Tu m’as parlé de son début, des personnages et du pourquoi tu voulais écrire, ce que tu éprouvais lorsque tu laissais les mots se poser sur la feuille, le dessin, la création qui était en toi. Tu as souri plus d’une fois à mes questions comme si elle te paraissait logiques, ancrées depuis longtemps.
Tu resplendissais tout en silence et retenue. Un peu timide, tu me répondais et moi j’étais toute fière de toi déjà. Enfin je te rencontrais. Enfin je rencontrais ma Camille. Fière de toi oui, de ta participation à Amegraphique, de ton don, tes passions, fière de ton profil d’Anatole et de sa petite casserole, un merveilleux conte, une belle leçon de vie, un beau sentier que tu bâtissais pas après pas. Ce fut vraiment une belle, très belle rencontre. Toute en pudeur et en lumière.

Puis un jour de février, j’ai reçu sous enveloppe, sans que je m’y attende ton livre. Prise en flagrant délit de joie, de bonheur, de sourires. Je n’y croyais pas. Tu l’avais terminé, fini et tu me le faisais parvenir. Dédicacé en plus. Boum, boum, boum. Heureuse et vraiment fière de toi. Tu avais terminé « Le club des gars ». Je n’avais pas qu’une simple feuille, non j’avais un livre… couverture, reliure, impression, illustrations… Fière et admirative de toi.

 

Alors Camille, ce matin j’ai fait mon billet sur ton roman, sur ce club des gars. Je t’ai rangée dans le dossier « Ma bib à jeunes – Camille P. : le club des cinq ». C’est de cette manière que je travaille. Tu es donc dans mon ordinateur au côté d’Angélique Villeneuve, Anne Percin, Fanny Ducassé, Kriss FGardaz, Jeanne Benameur, Thomas Scotto, Madeline Roth, Jihyeon Lee, Luis Sepulveda, Pef, Sophie Adriansen et bien d’autres encore. La classe Camille.
Je t’ai lu. Vraiment. Je n’ai pas fait que tourner les pages. J’ai lu tes mots, ton histoire comme je lis d’autres livres, ouvrages. Je me suis laissée porter par mes émotions, j’ai laissé les phrases agir en moi. Anatole je le suis aussi, tu le sais, c’est pour cela que nous nous sommes si bien entendues toutes les deux. Alors oui, j’ai lu. Avec sérieux et rires en même temps. Touchée, émue et vraiment admirative de ton ouvrage. Bravo. 

 

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Mais l’histoire me diras-tu ? J’ai aimé. Voilà oui, J’ai aimé sincèrement. J’ai aimé l’histoire de ces cinq gars, tu sais un peu comme les gars de la marine, ceux qui sont inséparables, comme les cinq doigts de la main, des potes, des frères. Les meilleurs copains du monde.
On reconnaissait Erwan, notre chevelu, musicien au grand cœur, qui se sentait un peu isolé, un peu en retrait, un peu chamboulé par sa dispute avec Serge, le plus grand de l’équipe, l’homme aux célèbres photos de travers. Jérôme, le héros de ce livre, était peiné pour lui. Il faut dire qu’Erwan était « le plus fort, le chef quoi ». Pour palier sa solitude Erwan se mit à jouer au foot (le ballon rond en cuir est sa deuxième passion). Dans sa salopette bleue, le sourire revenait doucement. Philippe, notre panda roux, lisait un livre assit sur des marches (peut être était-il en train de composer son futur « petite female »).
Cependant malgré sa volonté, Erwan se sentait profondément bouleversé par cette dispute. Le temps d’un aller-retour sur le terrain, il disparut de la vision de Jérôme. Où était-il ? Pourquoi cette disparition si soudaine ? Comment être là, ne pas le laisser seul dans son chagrin ? Que faire pour lui ? Jérôme, ce garçon aux lunettes noires et au T Shirt jaune, se sentait aussi désemparé que lui. Il décida d’en parler aux trois autres garçons de la bande et aux filles du club pour le retrouver. 

Je n’en dirai pas plus, je ne veux pas raconter toute l’histoire. Mais sache que j’ai vraiment aimé. C’est frais, bon, tendre, rieur mais surtout c’est le genre de livre qui donne envie d’aimer le monde. On y ressent l’humanité, la bonté, la générosité et la solidarité des êtres qui le compose. On y lit l’amitié, ce qui soude un groupe. On ressent la tendresse, ce qui fait que nous sommes tous les héros d’un livre, de ton livre, une unité de cœur et de corps.
J’ai aimé découvrir chacun de tes personnages, tes illustrations si bien choisies, si bien mises en valeur. J’ai reconnu Erwan Larher, Sophie Adriansen, Jérôme Attal, Sandra Renflet, Serge Joncour, Fanny Salmeron, Philippe Jaenada, Christophe Gervais, les castelroussains d'adoption. Tu as su voir dans chacun leurs caractéristiques, leurs valeurs humanistes, leur regard. Tu as su les croquer avec cœur et douceur. C’est bon. Vraiment bon.

Camille tu m’as vraiment émue et je suis fière de toi. Fière de lire ton livre, folle de joie comme tu me l’as écrit. Je te remercie et surtout continue. Continue de composer de si belles lettres, histoires. Continue de dessiner, d’illustrer la vie, de regarder par l’appareil la beauté des choses. Continue de bousculer notre monde et de le rendre solidaire, humaniste, solaire. Continue Camille. Tu es de la graine des grandes.

Je t’embrasse et je range ton livre dans ma bibliothèque, au rayon pépites. Je te range mais sache que je le relierai avec joie et bonheur.

Sabine.

 

Le Club des garçons
Camille P.
Edition familiale de Prestige

 

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